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100.000 euros à Villepin pour une journée de travail c'est légal

Des questions se posent autour d'une journée de travail qu'aurait effectuée Dominique de Villepin au Quai d'Orsay à l'automne 2013 pour déclencher des droits à la retraite. Selon le ministère des Affaires étrangères, la demande de l'ancien haut-fonctionnaire n'a rien d'exceptionnel. Elle est même parfaitement légale.  
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Maxppp)

Après les révélations d'un journal britannique, des questions se
posent autour d'une journée de travail qu'aurait effectuée Dominique de
Villepin au Quai d'Orsay à l'automne 2013 : un passage éclair pour déclencher des droits à la
retraite. Si le dispositif évoqué par le site internet du Daily Telegraph semble légal, ni le retraité ni son ancien employeur
ne confirment la valeur du bonus à 100.000 euros.

Un décret pour les droits à la retraite

Au ministère des Affaires
étrangères, le dispositif très particulier de fin d'activité est précisé par un décret du 8 juin 2011. Il s'adresse
à certains cadres supérieurs du ministère du Quai d'Orsay. Il n'y a pas de doutes sur
ce point, Dominique de Villepin faisait partie des hauts-fonctionnaires notamment après une carrière de
diplomate de 1980 à 1993.

Sur l'âge, il n'y a pas non plus de problème puisque les droits peuvent être réclamés
entre 58 et 62 ans et l'ancien haut-fonctionnaire avait 59 ans au moment de la demande. Le Quai d'Orsay précise ce mercredi dans un communiqué publié sur son site que Laurent Fabius "n'a pas eu connaître" de la demande administrative de l'un de ses prédécesseurs.

Une interrogation sur la durée d'activité 

En revanche, une spécialiste des rouages de l'administration s'interroge sur d'autres
points, notamment les 25 années de fonction nécessaires pour obtenir ce qu'elle appelle une "retraite chapeau." S elon Agnès
Verdier-Molinié, directrice de l'Institut français pour la recherche sur les
administrations et les politiques publiques (IFRAP), l
a question de la durée d'activité peut se poser.

Le Quai d'Orsay faisait savoir mercredi que Dominique de Villepin avait bénéficié, en toute légalité "d'un dispositif de fin d'activité anticipé" et que "cela n'avait rien d'exceptionnel". Toutefois, le ministère des Affaires étrangères ne
confirme ni la somme versée, ni le contenu de la dernière journée de travail de Dominique
de Villepin, resté lui silencieux.  

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