Au Maroc, le pape défend la "liberté de conscience" et "la liberté religieuse"

La visite de François, qui doit durer deux jours, est la première d'un chef de l'Eglise catholique au Maroc depuis celle de Jean-Paul II en août 1985.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, reçoit le pape François à Rabat, le 30 mars 2019.
Le roi du Maroc, Mohammed VI, reçoit le pape François à Rabat, le 30 mars 2019. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

Le pape François a défendu, samedi 30 mars, "la liberté de conscience" et "la liberté religieuse", permettant à chacun de vivre selon sa propre conviction religieuse. "La liberté de conscience et la liberté religieuse – qui ne se limitent pas à la seule liberté de culte mais qui doivent permettre à chacun de vivre selon sa propre conviction religieuse – sont inséparablement liées à la dignité humaine", a souligné le souverain pontife, dans un discours prononcé sur une immense esplanade de Rabat, devant des milliers de Marocains et le roi Mohammed VI.

Le pape, qui a appelé les croyants à "vivre en frères", a également jugé "indispensable d'opposer au fanatisme et au fondamentalisme, la solidarité de tous les croyants", ajoutant qu'une "préparation appropriée des futurs guides religieux est nécessaire".

Environ 30 000 catholiques dans le pays

La visite de François, qui doit durer deux jours, est la première d'un chef de l'Eglise catholique au Maroc depuis celle de Jean Paul II en août 1985. Le souverain pontife passera deux jours à Rabat, la capitale, où il rencontrera notamment la communauté catholique, composée en majorité d'Européens expatriés, surtout des Français.

Une rencontre avec des migrants venus d'Afrique subsaharienne est également programmée ce samedi au siège de la Caritas diocésaine de Rabat. Le pape dira aussi une messe dimanche après-midi avant de repartir pour Rome.

Malgré l'absence de statistiques officielles, le nombre de chrétiens marocains est estimé à environ 50 000, la plupart des chrétiens évangéliques. Il y aurait environ 30 000 catholiques dans le pays, étrangers compris. Les Marocains convertis au christianisme, une toute petite minorité dans un pays presque totalement musulman, compte sur sa visite pour faire valoir leurs revendications en faveur de la liberté religieuse.