Lorsque les portes s'ouvrent, Haïfa et sa petite fille de trois ans cherchent du regard un visage familier. Venues du Yémen, elles peuvent se rendre sur le sol américain après huit jours d'interdiction. Elles retrouvent Jamel et la famille est à nouveau réunie. À l'autre bout du pays, ce jeune Américano-Iranien peut enfin accueillir sa mère venue de Téhéran. Le soulagement pour des centaines de voyageurs ou de réfugiés. La justice vient de suspendre le décret présidentiel interdisant les sept pays musulmans visés par Donald Trump de rentrer sur le sol américain.Donald Trump persiste et signeDes scènes comme celles-ci se sont multipliées dans les aéroports américains, alors que le débat continue de faire rage, y compris dans la rue et devant la Trump Tower. "Nous ne voulons pas du racisme, nous ne voulons pas de la discrimination", scande une femme dans une manifestation. Après s'en être pris au juge responsable de cette décision, Donald Trump a campé sur ses positions. Son vice-président, Mike Pence, a déclaré : "C'est clair que le président a le pouvoir de déterminer qui peut entrer dans ce pays quand il s'agit d'une question de sécurité nationale"