G7 : le coup de théâtre de Donald Trump

Alors qu'hier soir, samedi 9 juin, un communiqué commun mettait un terme à ce G7  sous tension, Donald Trump a décidé depuis son avion présidentiel, via un tweet rageur, de torpiller l'accord. Que s'est-il passé ?

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France 2

Les apparences d'un G7 apaisé auront été sauves peu de temps. 17h50 hier, samedi 9 juin : Donald Trump est le premier à partir. Le communiqué final est validé, y compris par les États-Unis. Deux heures plus tôt, le président américain s'est même laissé aller à des compliments aussi inattendus qu'appuyés. Donald Trump est parti ; le G7 se poursuit donc sans lui. 22h30 : le Premier ministre canadien prend la parole et menace les États-Unis de nouvelles taxes en représailles aux droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium importés.

Justin Trudeau qualifié de "très malhonnête" et de "faible"

À bord d'Air Force One, selon un de ses conseillers, Donald Trump se sent poignardé dans le dos. À 1 heure du matin, le chef de l'État réplique sur Twitter. "J'ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué", annonce-t-il. Dans la minute, deuxième coup de semonce : il attaque cette fois le Premier ministre canadien, qualifié de "très malhonnête" et de "faible". Stupéfaction chez les partenaires du G7. À l'autre bout du monde, en Chine, Russes, Indiens et Chinois sont réunis dans un sommet qui prend des allures de contre-G7. En conférence de presse, Vladimir Poutine se délecte des déboires des Occidentaux. Au sein du G7, la volte-face de Donald Trump risque de laisser des traces. 

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Les dirigeants du G7 à La Malbaie au Québec, le 9 juin 2018.
Les dirigeants du G7 à La Malbaie au Québec, le 9 juin 2018. (JESCO DENZEL / BUNDESREGIERUNG)