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Diatribe en tweets de Trump : "Celui qui a provoqué en premier, c'est quand même le président français", estime Louis Aliot

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Radio France

Interrogé mercredi sur la sortie de Donald Trump qui a notamment affirmé qu'en 1944 les Français "commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", Louis Aliot y voit une "insulte" mais il l'explique par l'attitude d'Emmanuel Macron.

Alors que le président américain Donald Trump a envoyé une salve de tweets incendiaires mardi contre la France et la politique d'Emmanuel Macron, Louis Aliot, député Rassemblement national des Pyrénées-Orientales, estime mercredi 14 novembre sur franceinfo que "celui qui a provoqué en premier c'est quand même le président français".

"Il y avait de quoi critiquer le président français"

Pour Louis Aliot, "il y avait de quoi" critiquer le président français. Il reproche notamment à Emmanuel Macron d'avoir invité la chanteuse Angélique Kidjo lors des commémorations du centenaire de la guerre de 14, alors qu'elle s'était engagée contre Donald Trump. "Angélique Kidjo portait le mouvement anti-Trump au moment de son élection et c'est la chanteuse curieusement que les Français choisissent. Je pense que c'est une partie de ce qui l'a fâché", analyse l'élu.

Interrogé sur la sortie de Donald Trump qui a affirmé qu'en 1944 les Français "commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", Louis Aliot y voit une "insulte" mais il l'explique par l'attitude du président français. Emmanuel Macron selon lui "aurait dû avoir un esprit de réconciliation" mais "au lieu de cela il a eu des propos et une attitude plutôt provocatrice".

Sur les vins, Trump y est allé "un peu fort"

Le député des Pyrénées-Orientales, un département producteur de vin, conteste plus vivement les propos de Donald Trump qui s'était emporté contre les tarifs douaniers supposés très faibles sur les importations de vin français aux États-Unis. Il estime que le président américain "y est allé un peu fort sans connaitre le sujet apparemment". Louis Aliot "lui conseille vivement de regarder les droits de douanes qui sont appliqués sur les vins américains en France et inversement et il verra que ce n'est pas exactement la même histoire".

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