Décret anti-immigration de Donald Trump : les défenseurs de droits obtiennent qu'aucune personne interpellée ne soit expulsée

Plusieurs associations, dont la puissante ACLU, ont attaqué en justice le décret signé par Donald Trump, qui a fait de la restriction de l'immigration un de ses principaux chevaux de bataille.

Des manifestants se regroupent devant l\'aéroport John F. Kennedy, à New York, le 28 janvier 2017, contre le décret anti-immigration signé par Donald Trump la veille.
Des manifestants se regroupent devant l'aéroport John F. Kennedy, à New York, le 28 janvier 2017, contre le décret anti-immigration signé par Donald Trump la veille. (STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Les défenseurs des immigrés ont remporté une première manche contre Donald Trump. Samedi 28 janvier au soir, ils ont obtenu d'un juge qu'il empêche l'expulsion des personnes interpellées en vertu du décret anti-immigration signé la veille par le président américain.

Plusieurs associations, dont la puissante ACLU, avaient attaqué dès samedi matin en justice ce décret promulgué vendredi soir par le président américain, qui a fait de la restriction de l'immigration un de ses principaux chevaux de bataille.

"L'important ce soir était que personne ne soit remis dans un avion"

Les associations le jugent discriminatoire et anticonstitutionnel, puisqu'il s'applique à des ressortissants disposant de papiers d'immigration en règle. Elles invoquent le 5e amendement pour estimer que toute remise en cause de leurs papiers ne peut être décidée arbitrairement par le gouvernement et nécessite une décision de justice.

En empêchant le gouvernement d'expulser les passagers interpellés après une audition d'urgence,  la juge Ann Donnelly n'a pas réglé toute l'affaire, a reconnu l'avocat de l'ACLU, Lee Gelernt, en évoquant une nouvelle audition en février. Mais elle a accordé un précieux répit aux associations et à toutes les personnes interpellées. "L'important ce soir était que personne ne soit remis dans un avion", a souligné M. Gelernt à sa sortie du tribunal. 

Il a également indiqué que la juge avait ordonné au gouvernement de communiquer la liste de toutes les personnes interpellées dans les aéroports américains depuis vendredi soir. Cela devrait permettre aux associations de pouvoir se mobiliser pour toutes les personnes concernées, a-t-il précisé.