Attentats de Boston : une photo de Djokhar Tsarnaev faisant un doigt d'honneur diffusée lors du procès

Le jeune musulman d'origine tchétchène est jugé pour avor commis des attentats lors du marathon de Boston, qui ont fait trois morts et 264 blessés.

Djokhar Tsarnaev, sur une image de vidéosurveillance diffusée par le département américain de la Justice, le 22 avril 2015.
Djokhar Tsarnaev, sur une image de vidéosurveillance diffusée par le département américain de la Justice, le 22 avril 2015. ( US DEPARTMENT OF JUSTICE / AFP)

C'est un moment marquant du procès de Djokhar Tsarnaev. Mardi 21 avril, les procureurs ont montré une photo de ce jeune musulman d'origine tchétchène, jugé pour les attentats du marathon de Boston (Etats-Unis), extraite d'une vidéo de caméra de surveillance. Sur ce cliché, on le voit en tenue orange de prisonnier, faisant un doigt d'honneur alors qu'il attendait en cellule d'être inculpé, trois mois après ces attentats qui ont fait trois morts et 264 blessés, dont 17 ont dû être amputés.

"C'est le pire cauchemar de l'Amérique. Djokhar Tsarnaev. Imperturbable, sans remords, et inchangé", a asséné la procureure Nadine Pellegrini. Un journaliste de CBS a mis en ligne cette photo sur Twitter.

La défense avance une autre version

Mais mercredi, la défense a contre-attaqué, en montrant des extraits de cette même vidéo. Sur ces images, Djokhar Tsarnaev marche dans la cellule, puis se rapproche de la caméra. Il regarde ce qui, selon son avocate, était un reflet pour s'y recoiffer avant de faire un signe avec deux doigts suivi d'un doigt d'honneur. Le même journaliste de CBS a mis en ligne un Vine de cette séquence.

Ce jour-là, il attendra quatre heures dans la cellule. Rien ne se passera d'autre, a reconnu à la barre le Marshall (policier fédéral) qui le surveillait. Pressé de questions par une avocate, il a reconnu qu'il avait écrit un rapport sur cet "incident" trois jours plus tard, à la demande d'un supérieur.

Djokhar Tsarnaev, lui, a regardé la vidéo sans réaction particulière. Pourtant, ces images pourraient peser dans la décision de justice prise à l'issue du procès. Les jurés devront être unanimes pour imposer la peine capitale.