Alep : "On veut absolument éviter le souvenir de Srebrenica"

Le journaliste Jacques Cardoze, en direct de Washington (États-Unis), fait le point sur la situation avant le vote au Conseil de sécurité de l'ONU.

Ce lundi 19 décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU peut décider d'envoyer des observateurs dans Alep-Est, en Syrie, pour garantir le bon déroulement des évacuations des civils encore pris au piège. Pour la première fois, la Russie pourrait ne pas mettre son veto. "La Russie a déjà imposé son veto à cinq reprises depuis le début du conflit à une résolution de l'ONU. Français, Américains et Russes ont négocié d'arrache-pied toute la journée d'hier", indique Jacques Cardoze, l'envoyé spécial de France 2 à Washington (États-Unis).

"Une centaine d'observateurs sur place"

Pour le moment, on est d'accord sur un brouillon qui doit encore faire l'objet de quelques modifications jusqu'au vote. "On sait que dans cette résolution, il y aurait l'idée d'une centaine d'observateurs sur place entre la frontière et Alep", précise le journaliste. Et d'ajouter : "Du côté des Occidentaux, on veut absolument éviter le souvenir de Srebrenica [Bosnie-Herzégovine] où il y avait eu des massacres après qu'elle soit tombée."

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Le Conseil de sécurité des Nations unies lors d\'un vote, le 10 décembre 2015, à New York (Etats-Unis).
Le Conseil de sécurité des Nations unies lors d'un vote, le 10 décembre 2015, à New York (Etats-Unis). (DON EMMERT / AFP)