Royaume-Uni : l'Ecosse ne peut pas organiser un référendum sur son indépendance sans l'accord de Londres, tranche la Cour suprême britannique

Après ce jugement, Londres a invité Edimbourg à se "concentrer (...) sur les problèmes qui comptent le plus" pour les Ecossais.

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L'entrée de la Cour suprême britannique à Londres (Royaume-Uni), le 23 novembre 2022. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Sans surprise, la Cour suprême britannique a estimé mercredi 23 novembre que l'Ecosse ne pouvait pas organiser un nouveau référendum sur son indépendance sans l'accord de Londres. "La Cour a unanimement conclu que la proposition (...) relève des questions réservées" au pouvoir central à Londres, a expliqué le président de l'institution, Robert Reed.

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, s'est dite "déçue" par ce jugement. Elle affirme qu'une "loi qui ne permet pas à l'Ecosse de choisir son propre avenir sans l'accord de Westminster montre que toute notion de partenariat volontaire avec le Royaume-Uni est un mythe".

Nicola Sturgeon vise les élections générales de 2025

De son côté, le nouveau Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a estimé que la Cour suprême avait rendu un "jugement clair et définitif" que Londres "respecte". Il a appelé les responsables politiques écossais à "travailler ensemble". Le ministre britannique chargé de l'Ecosse, Alister Jack, a pour sa part affirmé qu'Edimbourg devait désormais se "concentrer (...) sur les problèmes qui comptent le plus" pour les Ecossais, en pleine crise du coût de la vie au Royaume-Uni.

En 2014, 55% des Ecossais ont refusé de quitter le Royaume-Uni. Mais aux yeux des indépendantistes du SNP, au pouvoir à Edimbourg, le Brexit intervenu depuis, auquel 62% des électeurs de la province se sont opposés, change la donne. Ils souhaitent que l'Ecosse réintègre l'Union européenne en tant qu'Etat indépendant. Le gouvernement central à Londres s'oppose fermement à tout nouveau référendum et considère que le vote de 2014 a clos le débat pour une génération.

Anticipant un bras de fer judiciaire avec Londres, Nicola Sturgeon avait pris les devants en saisissant la Cour suprême. Selon cette dernière, un tel référendum, même consultatif, aurait des conséquences directes sur l'union du Royaume-Uni, un domaine "réservé" à Londres. Nicola Sturgeon avait déjà averti qu'en cas d'échec devant la justice, elle ferait des prochaines élections générales au Royaume-Uni, qui doivent se tenir d'ici à janvier 2025, un référendum de fait sur la question de l'indépendance.

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