Espionnage : l'ombre de Moscou

Outre-Manche, l'empoisonnement de l'ex-agent double russe il y a une semaine prend une ampleur inédite : Moscou est montrée du doigt. Des moyens considérables sont engagés par les Britanniques pour faire toute la lumière sur cette affaire. 

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Après la police, c'est désormais l'armée qui arrive en renforts et investit la petite ville où vivait l'agent double. Des effectifs exceptionnels pour une enquête d'une ampleur inédite, avec une question clé : où et par quel biais Sergueï Skripal et sa fille ont-ils été empoisonnés ?  200 témoins interrogés, plus de 240 pièces à conviction, et des heures de vidéosurveillance examinées, des traces de l'agent viennent d'être découvertes au restaurant et au pub où l'ex-espion et sa fille sont passés avant de s'effondrer, inconscients. Les risques de contamination sont minimes, amis les autorités appellent à la vigilance.

Plus de 250 membres des forces anti terrorisme mobilisés 

Équipés de masques à gaz et de combinaisons de pointe, les enquêteurs vont même jusqu'au cimetière pour analyser la dépouille de sa femme, morte en 2012. Autant de signes de la détermination des autorités à découvrir la vérité sur cette affaire sur laquelle plane toujours l'ombre de Moscou. "Il y a plus de 250 membres des forces anti terrorisme mobilisés qui viennent de 8 de nos 11 unités anti-terroristes", explique Amber Rudd, secrétaire d'État à l'Intérieur britannique, déterminée à mettre toutes les ressources et les moyens nécessaires pour faire aboutir cette enquête. Ce soir, Sergueï Skripal et sa file sont toujours dans un état critique, mais stable.  Un policier a également été hospitalisé dans un état grave ; il aurait été contaminé en intervenant au domicile de l'espion russe. 

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Le pub fréquenté le 4 mars 2018 par l\'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés par un agent innervant, à Salisbury (Royaume-Uni). 
Le pub fréquenté le 4 mars 2018 par l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés par un agent innervant, à Salisbury (Royaume-Uni).  (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)