Quatre membres présumés d'un réseau jihadiste arrêtés dans le Val-de-Marne

Agés de 22 à 25 ans, ils sont soupçonnés de se préparer à partir en Syrie pour faire le jihad, la guerre sainte, aux côtés des rebelles.

Quatre hommes de 22 à 35 ans ont été interpellés, mardi, dans le Val-de-Marne. Ils ont été arrêtés dans le cadre du démantèlement d'une filière jihadiste vers la Syrie, annonce l'AFP, vendredi 15 novembre.

L'un de ces hommes, âgé de 24 ans, est le leader présumé de cette filière. Il a été arrêté à Vitry-sur-Seine par les enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), agissant dans le cadre d'une information judiciaire ouverte l'été dernier. Il était en contact avec "des facilitateurs", selon une source proche de l'enquête. Les trois autres, dont l'enquête a démontré que deux au moins se sont rendus en Syrie pour combattre dans les rangs de la brigade islamiste du Front al-Nosra, ont été interpellés à Cachan et Thiais. Également arrêtée, une femme a été relâchée sans poursuites.

Au moins 440 membres de cette filière

Les quatre hommes devaient être présentés vendredi soir au juge d'instruction en charge de l'enquête. Un juge des libertés et de la détention (JLD) devait ensuite décider de les écrouer ou non. Le parquet de Paris devait demander leur placement en détention provisoire, a précisé une source judiciaire. Les investigations devront notamment établir combien de candidats au jihad se sont rendus en Syrie grâce à cette filière. Plusieurs seraient en effet toujours sur place.

Selon un bon connaisseur du dossier, les services spécialisés ont désormais identifié quelque 440 personnes qui sont allées ou souhaitent aller en Syrie pour combattre le régime de Bachar al-Assad dans les rangs jihadistes, un chiffre en augmentation rapide depuis le début de l'année. Parmi eux, une moitié est sur place, "une douzaine" sont morts, un ou deux sont prisonniers des forces du régime, et entre 50 et 60 sont revenus. Les autres ont exprimé des velléités de départ.

Une autre filière déjà démantelée en septembre

En septembre dernier, cinq hommes avaient été arrêtés dans l'enquête sur le braquage d'un restaurant Quick à Coignières (Yvelines). Les policiers les soupçonnent d'avoir voulu financer un "éventuel départ pour mener le jihad en Syrie", c'est-à-dire combattre aux côtés des groupes islamistes contre le régime de Bachar Al-Assad.

Les cinq hommes ont été mis en examen pour association de malfaiteurs et vol avec arme ou complicité de vol, en lien avec une entreprise terroriste. Quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Le cinquième a été remis en liberté sous contrôle judiciaire.