Un journaliste néerlandais tué par un djihadiste en Libye

Jeroen Oerlemans, photographe de guerre néerlandais, a été tué, dimanche 2 octobre, d'un tir de sniper à Syrte, en Libye. Ce journaliste indépendant aguerri couvrait, depuis une semaine, les combat entre les forces libyennes et le groupe État islamique.

Le journaliste néerlandais Jeroen Oerlemans, le 14 juillet 2006 à Beyrouth (Liban).
Le journaliste néerlandais Jeroen Oerlemans, le 14 juillet 2006 à Beyrouth (Liban). (HARALD DOORNBOS / ANP / AFP)

Jeroen Oerlemans, journaliste néerlandais de 46 ans, a été abattu dimanche 2 octobre alors qu'il couvrait les combats entre les forces libyennes et le groupe État islamique, à Syrte. Le photo-reporter indépendant était en Libye depuis une semaine pour Knack, un magazine belge. A Syrte, il était au plus près des affrontements. Dimanche, il avait décidé de suivre les combattants des forces armées libyennes dans leur avancée. Mais au même moment un djihadiste, posté sur le toit d’un immeuble en ruines, a fait feu. Le journaliste a alors couru pour se mettre à l’abri avant d’être fauché par une balle.

Un photo-reporter aguerri

A 46 ans, Jeroen Oerlemans était un habitué des zones de guerre. Il s’était déjà rendu en Irak, en Afghanistan ou encore en Syrie où il avait été enlevé par un groupe rebelle au mois d’août 2012, dans la région d’Alep. En une semaine sur le front de Syrte, le journaliste avait su se faire accepter et apprécier de tous. À l’annonce de sa mort, de nombreux combattants ont fondu en larmes. Jeroen Oerlemans avait prévu de rentrer chez lui aux Pays-Bas, ce lundi 3 octobre, pour retrouver sa compagne et ses trois enfants.

Première victime occidentale

Jeroen Oerlemans est le premier occidental et le deuxième journaliste à trouver la mort en couvrant les combats à Syrte, bastion de l'Etat islamique. Depuis cinq mois, les brigades de Misrata, affiliées au gouvernement appuyé par les Nations unies à Tripoli, tentent de reprendre la ville. L'opération de reconquête progresse lentement, l'armée lybienne lançant régulièrement de nouvelles offensives entrecoupées de périodes de calme.