La France doit faire cesser les "traitements inhumains" subis par les enfants de jihadistes en Syrie, réclame le Défenseur des droits

Dans un avis rendu mercredi, Jacques Toubon pointe également des "atteintes" à la Convention internationale des droits de l'enfant, signée par la France. Il avait été saisi de cette question fin 2017.

Dans un camp, à Hassaké, en Syrie, le 1er avril 2019.
Dans un camp, à Hassaké, en Syrie, le 1er avril 2019. (ALI HASHISHO / REUTERS)

"L'État français doit adopter des mesures effectives permettant de faire cesser les traitements inhumains et dégradants subis par les enfants et leurs mères dans ces camps et de mettre fin aux atteintes aux droits et à l'intérêt supérieur de l'enfant." C'est ce que réclame le Défenseur des droits, dans un avis rendu mercredi 29 mai, au sujet des enfants de jihadistes et leur mère dans les camps en Syrie. Saisi de cette question fin 2017, Jacques Toubon pointe également des "atteintes" à la Convention internationale des droits de l'enfant, signée par la France.

Selon le Quai d'Orsay, environ 450 ressortissants français affiliés au groupe État islamique (EI) sont détenus par les Kurdes ou retenus dans des camps de réfugiés dans le nord-est de la Syrie. Le gouvernement français a accepté jusqu'ici de rapatrier des enfants de ces camps au "cas par cas". Cinq orphelins sont ainsi revenus de Syrie le 15 mars et une fillette de trois ans le 27 mars. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a déclaré en avril que la France n'envisage pas de "rapatriement collectif" des jihadistes et de leurs familles même si cette "hypothèse" a un temps été étudiée.