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Les conflits de l’année 2014 vus par les photographes de l’AFP

Article rédigé par Laurent Filippi
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le traditionnel «Annuel 2015 de l’AFP» (éditions La Découverte) vient de paraître. Il permet au lecteur de découvrir l’actualité mondiale à travers une sélection des meilleures photos de l’Agence France Presse.

Cet ouvrage nous emmène aussi bien sur les zones de guerres que sur les lieux où se déroulent des catastrophes sanitaires (Ebola…). Il nous plonge également dans les grandes manifestations sportives ou dans l’univers people.
 
Géopolis a choisi de vous montrer la première partie du livre consacrée aux grands conflits (Syrie, Ukraine, Centrafrique…) qui ensanglantent la planète.
 
Le métier des journalistes et des photographes est aujourd’hui de plus en plus en plus dangereux à exercer (62 personnes tuées en 2014, selon Reporters sans frontières). Leur travail n’en reste pas moins indispensable pour que le monde ne détourne pas le regard. Car le sort des populations meurtries est l’affaire de tous.
 
Parmi les 180 images du livre (l’AFP en produit 3000 par jour), Géopolis en a sélectionné 14 de 14 photographes différents dont certains ont vu leur travail déjà récompensés par des prix prestigieux (World Press Photo, Prix Bayeux…).

Plus radicale qu’al-Qaïda, l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) veut installer un califat dans une région située à cheval sur la Syrie et l'Irak. Menacés de mort par l’Etat islamique, les chrétiens d’Irak fuient au Kurdistan.  (AFP PHOTO / SAFIN HAMED)
Cette photo a été prise par Aris Messinis alors que les bombardements s’intensifiaient sur la ville kurde de Kobané, en Syrie. Le reporter a reçu plusieurs prix pour ses reportages dont le trophée Photo du Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre en 2012 pour son reportage  «La bataille de Syrte» en Libye. (AFP PHOTO / ARIS MESSINIS)
Cette photo de Karam al-Masri a été prise peu avant son arrestation par EI. Libéré en septembre, après 45 jours de détention, il a livré au Monde le témoignage de son emprisonnement. (AFP PHOTO / KARAM al-Masri)
Editer des photos d’enfants blessés ou morts est souvent une décision difficile à prendre pour une agence photo, explique Roland de Courson, responsable du blog Making-of de l’AFP.
Selon les derniers chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, le conflit syrien a tué 202.354 personnes dont 10.377 enfants.  ( AFP PHOTO / Baraa AL-HALABI)
On a beaucoup vu les photos des carnages dans Gaza lors de la guerre Israël-Gaza (8 juillet/26 août 2014), mais plus rarement, comme ici, les scènes d’inquiétude dans les villes israéliennes touchées par les roquettes du Hamas. Le conflit a fait plus de 2200 morts côté palestinien, 70 côté israélien. (AFP PHOTO / GIL COHEN-MAGEN)
En 2009, le photographe Mohamed Abed avait remporté le troisième prix du World Press pour son reportage sur l'offensive israélienne à Gaza. Aujourd’hui, c’est un Gaza en ruine après les raids meurtriers lancés à l’été 2014 par l’armée israélienne, que nous découvrons.   (AFP PHOTO / MOHAMED ABED)
La crise ukrainienne a débuté le 21 novembre 2013 à la suite de la décision du gouvernement de Kiev de ne pas signer l'accord d'association avec l'Union européenne. Le conflit entre rebelles pro-russes et forces loyalistes divise les communautés religieuses. (AFP PHOTO/ SERGEI SUPINSKY)
Des février 2014, le pays bascule dans la guerre civile. Cette photo est issue d’un reportage de Bulent Kilic sur le mouvement de contestation de la place Maïdan à Kiev de février et mars 2014. Le photoreporter a reçu pour ce sujet le troisième prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre dans la catégorie photo professionnelle. (AFP PHOTO / BULENT KILIC)
Le 2 décembre 2014, les rebelles pro-russes et les autorités ukrainiennes signent une trêve dans deux des points les plus chauds du conflit dans l'est du pays: la région rebelle de Lougansk et à l'aéroport de Donetsk, théâtre de combats meurtriers quasi-ininterrompus depuis plusieurs mois.
             ( AFP PHOTO/ ALEXANDER KHUDOTEPLY)
Le 5 décembre 2013, la France intervient dans le pays, sur mandat de l'Onu, pour tenter de casser une spirale de haine et de violences intercommunautaires. Ces violences ont surgi après le renversement du régime de François Bozizé en mars 2013 par une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka. Aujourd’hui, un calme précaire est revenu dans le pays. En 2015, Paris va progressivement retirer ses militaires. Ces violences ont fait plusieurs milliers de morts et plongé le pays dans une crise humanitaire sans précédent. (AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO)
Crâne rasé, la machette à la main, des «amazones» centrafricaines assurent la protection de l'île des Singes (Mbongo Soa). Cet endroit au milieu de l'Oubangui, le fleuve qui marque la frontière entre Bangui et la République démocratique du Congo, constitue une protection naturelle pour un millier de réfugiés.  (AFP PHOTO / FRED DUFOUR)
Le mouvement des shebabs, qui a revendiqué le 21 septembre 2013 l’attaque meurtrière contre un centre commercial à Nairobi (Kenya), est issu des Tribunaux islamiques chassés de Somalie par les troupes éthiopiennes avec le soutien des Etats-Unis de décembre 2006 à janvier 2007. (AFP PHOTO / MOHAMED Abdiwahab)
En décembre 2013, une tentative de coup d’Etat a conduit le Soudan du Sud, indépendant depuis 2011, au bord d’une guerre civile. En une semaine de combats, les morts se comptent par centaines et les déplacés par milliers. Au fil des mois, les exactions ethniques se sont  multipliés. (AFP PHOTO / CARL DE SOUZA)
Guerre ou vie quotidienne en Afghanistan. Le photographe Shah Marai, lui-même né à Kaboul, travaille sur le pays depuis plus de dix ans.    (AFP PHOTO / SHAH Marai)

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