Cet article date de plus de treize ans.

La responsabilité d'une cellule dirigée par Brice Hortefeux a été évoquée par Renaud Galy-Dejean

Entendu à deux reprises les 10 mai et 14 juin par le juge Renaud Van Ryumbeke, l'ex-trésorier de la campagne Balladur a indiqué ne pas exclure que des fonds en espèces lui ait été remis par quelqu'un qu'il ne connaissait pas de la cellule meetings, a écrit Mediapart samedi."C'est M.Hortefeux qui dirigeait la cellule", a déclaré M.Galy-Dejean.
Article rédigé par France2.fr avec agences
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min
Renaud Galy-Dejean , le 4 janvier 2002 (AFP/PHILIPPE DESMAZES)

Entendu à deux reprises les 10 mai et 14 juin par le juge Renaud Van Ryumbeke, l'ex-trésorier de la campagne Balladur a indiqué ne pas exclure que des fonds en espèces lui ait été remis par quelqu'un qu'il ne connaissait pas de la cellule meetings, a écrit Mediapart samedi.

"C'est M.Hortefeux qui dirigeait la cellule", a déclaré M.Galy-Dejean.

L'ex-maire (UMP) du XVe arrondissment de Paris était entendu dans l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi concernant des fonds jugés suspects par les enquêteurs. Il s'est déclaré, dans un premier temps, "incapable" de dire d'où provenait certains dépots en espèces.

"Je n'exclus pas que ces fonds m'aient été remis dans de petits cartons, (...) par une personne que je connaissais pas de la cellule meetings. C'est M. Hortefeux qui dirigeait la cellule +meetings+", a déclaré M. Galy-Dejean, selon un extrait de PV d'audition publié par Mediapart.

Sollicité par l'AFP, M. Hortefeux s'est refusé samedi à tout commentaire.

Un total de 23,6 millions de francs, dont 20 millions en espèces, auraient alimenté la campagne de M. Balladur, selon un document de la Division nationale des investigations financières, dont l'AFP a eu copie.

La justice s'intéresse particulièrement à une somme de 10 millions de francs apparue sur le compte de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb) entre les deux tours de l'élection présidentielle, le 26 avril 1995.

M. Balladur a justifié le versement de ces dix millions de francs en espèces par les dons des militants et la vente de gadgets ou de tee-shirts lors des meetings de campagne.


Attentat de Karachi: des élèments du dossier "gommés"
Le juge anti-terroriste Marc Trévidic, qui enquête sur l'attentat de Karachi en 2002, a affirmé vendredi aux familles des victimes que plusieurs éléments ont éte "gommés" du dossier et confirmé l'abandon de la piste d'un attentat kamikaze.

Lors d'une réunion avec les familles des victimes, M. Trévidic "a expliqué que pendant 5 ans on a fait croire aux parties civiles qu'il s'agissait d'un attentat. Quand il a repris le dossier, il s'est rendu compte de la faiblesse des éléments à cet égard et aujourd'hui il est convaincu que nous ne sommes pas en présence d'un attentat kamikaze", a dit Me Olivier Morice, un des avocats des familles, à l'issue de la rencontre.

"Le juge a fait des demandes de déclassification au ministère de l'Intérieur depuis plusieurs mois, il n'a pas de réponse", ont regretté Me Morice et Me Thibault de Montbrial, autre avocat des familles. Me Morice accuse aujourd'hui la police et les services secrets de vouloir "entraver la recherche de la vérité".

Plainte contre le juge Bruguière
Les familles des victimes ont d'ailleurs porté plainte contre M. Bruguière pour entrave à la justice. Le parquet leur a indiqué vendredi avoir ouvert une enquête, selon leur porte-parole, Cendrine Leclerc. Le parquet n'avait pas confirmé vendredi soir.

"Dans les prochaine semaines, nous verrons des mises en cause", prévoit Me Morice en allusion à une éventuelle mise en examen de M. Bruguière.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.