Cet article date de plus d'onze ans.

La prix Nobel de la paix a accusé lundi le groupe suédois Ericsson d'aider Téhéran à surveiller la population

Selon elle, Ericsson a conclu un marché avec le gouvernement iranien pour fournir de la technologie permettant de contrôler les messages électroniques et les appels sur téléphones mobiles."Nous demandons aux pays occidentaux de ne conclure aucun marché avec l'Iran , de ne pas aider le gouvernement iranien" a lancé Mme Ebadi.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Mme Ebadi, lors de sa conférence, à l'Université de Stockolm, le 22/11/2010 (AFP/Jonathan Nackstrand)

Selon elle, Ericsson a conclu un marché avec le gouvernement iranien pour fournir de la technologie permettant de contrôler les messages électroniques et les appels sur téléphones mobiles.

"Nous demandons aux pays occidentaux de ne conclure aucun marché avec l'Iran , de ne pas aider le gouvernement iranien" a lancé Mme Ebadi.

Mme Ebadi, qui a reçu en 2003 le Prix Nobel de la Paix pour ses efforts en faveur de la démocratie et des droits de l'homme, a également critiqué l'opérateur satellite européen Eutelsat pour avoir accédé à une demande du régime iranien, en retirant des programmes en farsi de la BBC et de Voice of America de canaux satellites émettant vers l'Iran .

"De cette façon, Eutelsat a coopéré avec le gouvernement iranien en matière de censure", a-t-elle dénoncé.

Courriels de protestation à Ericsson

Lors de son intervention à l'Université de Stockholm, elle a demandé aux Iraniens vivant en Suède d'envoyer des courriels à Ericsson et de protester en demandant : +Pourquoi vendez-vous au gouvernement des logiciels avec lesquels il peut contrôler son peuple ?+".

Mme Ebadi n'est pas retournée en Iran depuis qu'elle a quitté son pays à la veille des élections contestées du 12 juin 2009 qui ont reconduit le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pour un deuxième mandat.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.