Cet article date de plus de six ans.

La destitution de Dilma Rousseff entre les mains des députés

Les députés brésiliens doivent approuver ou non ce lundi le processus de destitution de la présidente Dilma Rousseff, empêtrée dans un vaste scandale de corruption. La première étape d'un long parcours. Les sénateurs auront le dernier mot.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Le sort de Dilma Rousseff entre les mains des députés © REUTERS/Adriano Machado)

Une semaine cruciale s’ouvre au Brésil, qui s’enfonce dans la crise politique. Les 65 députés de la commission spéciale doivent approuver ou non à la majorité simple un rapport non-contraignant préconisant la poursuite du processus de destitution lancé en décembre dernier

Le vote des députés, puis des sénateurs, sera nécessaire

Prochaine étape, le vote des députés en session plénière à partir de dimanche ou lundi prochain. Deux tiers des votes des députés (342 sur 513) seront requis mais rien n'est encore joué. De nombreux députés restent indécis. Puis, ce sera au tour des sénateurs de se prononcer à la majorité simple.

Si ces caps sont franchis, la dirigeante de gauche sera écartée du pouvoir pendant 180 jours maximum, en attendant un vote définitif sur sa destitution, encore au Sénat. Si la procédure aboutit, c’est le vice-président Michel Temer, 75 ans, qui assurera la présidence par intérim jusqu’en 2018.

Dilma Rousseff a-t-elle commis un "crime de responsabilité" ?

La présidente brésilienne, qui en est à son deuxième mandat, est accusée par l’opposition de maquillage des comptes publics en 2014, année de sa réélection. Le Tribunal Supérieur Electoral enquête pour savoir si les candidats ont utilisé de l’argent détourné de l’entreprise publique Petrobras. 

A LIRE AUSSI ►►► Expliquez-nous : l'affaire Petrobras

Dilma Rousseff, 68 ans, se défend d’avoir commis un quelconque "crime de responsabilité administrative" qui justifie sa destitution.

Ce qui se joue cette semaine au Parlement est moins juridique que politique. En réalité, tous les prédécesseurs de Dilma Rousseff ont eu aussi recours à cette manœuvre budgétaire mais ils étaient bien plus populaires que l’actuelle présidente. La présidente déçoit à droite bien sûr mais aussi à gauche. Cependant son électorat, rejette massivement cette commission de 65 députés, dont 23 sont actuellement soupçonnés de corruption.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.