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La dernière provocation du PDG de Titan : l'usine "zéro employé"

Maurice Taylor, le PDG du pneumaticien américain Titan avait proposé de sauver 333 emplois sur les 1137 que compte l'usine Goodyear d'Amiens-Nord sous réserve d'un accord sur un plan social. Dans une interview publiée aujourd'hui par Le Monde, il fixe comme "première étape", un accord sur les indemnités de départ pour "tous les employés".
Article rédigé par Sylvie Johnsson
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Reuters)

Alors qu'Arnaud Montebourg expliquait que Titan était prêt à garantir 333 emplois
durant quatre ans, son PDG Maurice Taylor ne confirme aujourd'hui dans Le Monde que le premier de ces deux chiffres : "Le seul nombre que j'ai mentionné au ministre, c'est 333. Je sais qu'il
voudrait une garantie de quatre ans. Mais, comme je vous l'ai dit, la CGT et
Goodyear doivent d'abord se mettre  d'accord sur des
indemnités de départ
. Si tous les salariés les acceptent, le projet d'achat de l'usine démarre avec
zéro employé".
Et ce qui n'est ici qu'un constat, une évidence, devient ensuite, une "première étape".

"La première étape est que la CGT et Goodyear scellent un accord sur les
indemnités de départ pour tous les employés. Dès lors, il n'y aura plus
d'employés dans l'usine".

Et c'est ainsi que Maurice Taylor explique, avec une logique qui lui est propre, son impossibilité à donner des garanties de durée d'emploi, "quand il ne reste plus d'employés
sur le site"
.

Tout cela après s'être laissé aller à imaginer que "Titan achète à Goodyear l'usine fermée. Dès lors,
Titan pourrait déménager les machines vers
la Pologne ou vers tout autre pays de l'Union européenne qui a encore sa propre
monnaie. Je pense que M. Montebourg sait cela".

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