Gabon : tension entre villageois et forestiers

De nombreux  villageois réclament leurs droits face aux entreprises forestières. Pourtant la loi gabonaise oblige les sociétés d'exploitation du bois à financer des projets décidés par les populations locales.

France 24

Dans la bourgade d'Essong Medzome au nord du Gabon, les villageois sont en colère. Depuis peu, une grande entreprise asiatique exploite la forêt qui les entoure et en échange, aucune aide au développement n'a été versée. Depuis 2014, la loi gabonaise oblige pourtant ces sociétés forestières à financer des projets décidés par les populations locales : une sorte de dédommagement pour ces villageois.

"Lorsqu'une société va dans un village, il y a un cahier des charges et dans ce cahier des charges nous avons demandé la construction d'une école et d'un centre de santé, mais jusque-là, la société n'a pas réagi", dénonce Hervé Allogo, un habitant du village.

Pour se dédouaner de leur retard, les entreprises évoquent des lenteurs administratives : "Nous sommes encore en pleine installation, nous n'avons pas encore atteint la vitesse de croisière pour pouvoir produire et ristourner suffisamment au bénéfice des populations locales", affirme Silvain Ibouanga, directeur administratif de la compagnie Dan Gabon.

Le secteur en pleine expansion représente déjà 4% du PIB au Gabon. Mais la corruption et le manque de retombées économiques enveniment régulièrement les relations entre villageois et entreprises.

De nombreux  villageois réclament leurs droits face aux entreprises forestières. Pourtant la loi gabonaise oblige les sociétés d\'exploitation du bois à financer des projets décidés par les populations locales.
De nombreux  villageois réclament leurs droits face aux entreprises forestières. Pourtant la loi gabonaise oblige les sociétés d'exploitation du bois à financer des projets décidés par les populations locales. (France 24)