Japon : le ras-le-bol des vacances

Pour l'arrivée du nouvel empereur et l'entrée dans une nouvelle ère, les Japonnais ont eu droit à des vacances exceptionnelles. Ce qui ne ravit pas tout le monde.

FRANCE 2

Au pays du Soleil levant, c'est un peu comme si le temps s’était soudainement arrêté.Tout le pays fonctionne au ralenti. Les bourses et les banques sont fermées, tout comme l'administration et les entreprises. Dix jours de vacances exceptionnelles ont été décrétés à l'occasion de l'abdication de l'empereur, ce qui ne plait pas à tout le monde. "Je n'ai pas beaucoup d'argent, je ne peux pas partir en vacances. J'aurais préféré travailler", explique un Japonais. "Moi ça ne m'arrange pas, toutes les crèches sont fermées", ajoute une maman. Ces congés inattendus sont un choc culturel lié à un événement historique : un nouvel empereur, le 126e, et une nouvelle ère, celle de l'harmonie.

Seulement 18 jours de congé par an

Mais dans ce pays qui a la réputation de travailler beaucoup, on n’en revient pas. Au Japon un salarié n'a droit qu'à 18 jours de congé annuels et l'an dernier, ils n'en ont pris que neuf, la moitié. Les métiers de la restauration ou du tourisme s'en frottent les mains. Les Japonais devraient dépenser plus de 8 milliards d'euros pendant cette période.

Des passagers attendent un train à la gare de Tokyo au début de la Golden Week.
Des passagers attendent un train à la gare de Tokyo au début de la Golden Week. (KAZUHIRO NOGI / AFP)