Le maire de Rome refuse d'annuler les mariages homosexuels célébrés à l'étranger

Le ministre de l'Intérieur italien a ordonné l'annulation de ces mariages contraires à la loi italienne.

Le maire de Rome Ignazio Marino lors de la retranscription sur les registres d\'un mariage homosexuel célébré à l\'étranger, le 18 octobre 2014 à Rome.
Le maire de Rome Ignazio Marino lors de la retranscription sur les registres d'un mariage homosexuel célébré à l'étranger, le 18 octobre 2014 à Rome. (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

Le mariage homosexuel est également source de débat en Italie. Le maire de Rome Ignazio Marino a refusé vendredi 31 octobre d'annuler l'inscription dans les registres de 16 mariages homosexuels célébrés à l'étranger. Le ministre de l'Intérieur italien, Angelino Alfano du parti Nouveau centre droit, avait ordonné ces annulations car les unions homosexuelles sont illégales en Italie.

Ignazio Marino, homme politique de gauche, avait enregistré des mariages célébrés en Espagne en en Belgique en se fondant sur une décision judiciaire rendue en avril, qui reconnaissait les mariages homosexuels contractés à l'étranger. Sa décision a provoqué de vifs débats en Italie.

"Je ne vois pas quel danger pourrait représenter un couple amoureux"

Le ministre de l'Intérieur avait signé une circulaire adressée aux préfets leur demandant d'intervenir auprès des maires concernés pour supprimer des registres les mariages homosexuels. Ignazio Marino a répondu qu'il "refuserait l'ordre" de la préfecture, car la loi italienne précise que les mariages célébrés à l'étranger "ne peuvent pas être enregistrés s'ils présentent des dangers pour l'ordre public". Or, a-t-il fait valoir, "je ne vois pas quel danger pourrait représenter un couple amoureux ayant officialisé cet amour".

M. Marino a ajouté que refuser d'enregistrer les mariages homosexuels célébrés à l'étranger "serait un acte illégal et illégitime, contraire aux principes de l'Union européenne". Rome n'est pas la seule ville italienne à aller à l'encontre des instructions du ministère de l'Intérieur. Des responsables municipaux de Naples ont annoncé leur intention d'attaquer en justice la directive d'Angelino Alfano.