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Israël : 10 à 20 ans de prison pour les lanceurs de pierres

Le nouveau cycle de violences entre Palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, a été marqué par des jets de pierre. En marge des ces heurts, un civil israélien est mort après avoir perdu le contrôle de sa voiture apparemment touchée par un projectile. Dans ce contexte, le gouvernement israélien veut durcir sa répression face aux lanceurs de pierres.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Des Palestiniens lançant des pierres à Jérusalem-Est en avril 2015. (AFP/ Anadolu Agency/ Saeb Awad)

«Les pierres tuent et nous voulons qu’une personne arrêtée pour avoir jeté des pierres soit considérée comme quelqu’un ayant en main une arme mortelle.»
La demande du maire de Jérusalem, Nir Barkat, fait écho en Israël.

Depuis la mort d’un civil à Jérusalem, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer un durcissement des sanctions face aux lanceurs de pierres.   
Le chef du gouvernement Benyamin Netanyahu promet de son côté de nouvelles sanctions. Et pourtant une loi existe déjà et elle est très sévère.


Que dit la loi ?
Tout manifestant pris en train de lancer des pierres sur des véhicules en mouvement encourt dix ans de prison. La peine est de 20 ans si on peut prouver que les assaillants avaient l’intention de causer des dommages.

Ce texte est en vigueur depuis juillet 2015. Il avait été proposé par la ministre de la Justice Ayelet Shaked, issue du parti d’extrême droite «le foyer juif», qui avait qualifié un lanceur de pierre de «terroriste».
La loi a été adoptée après une vague de protestations palestiniennes à Jérusalem-Est.
 
Et avant ?
Avant cette loi, les peines qui frappaient les lanceurs de pierres étaient de trois mois. Les sanctions pouvaient allaient jusqu’à trois ans d’emprisonnement si les jets de pierres avaient occasionné des blessures graves.
Selon la Knesset, Israël poursuit en justice un millier de lanceurs de pierres par an.

La loi israélienne s’applique à Jérusalem-Est qui n’est pas considérée par l’Etat hébreu comme un territoire occupé.

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