Alexis Tsipras : "J'assume la responsabilité d'un texte auquel je ne crois pas"

Le Premier ministre s'est exprimé lors d'une interview sur la chaîne publique ERT. 

Alexis Tsipras, lors d\'une interview sur la télévision publique grecque ERT, le 14 juillet 2015. 
Alexis Tsipras, lors d'une interview sur la télévision publique grecque ERT, le 14 juillet 2015.  (ANDREA BONETTI / PRIME MINISTER OFFICE / AFP)

Après avoir éloigné le spectre d'une sortie de l'euro, le Premier ministre grec s'est exprimé sur la chaîne publique ERT, mardi 14 juillet. "J'assume mes responsabilités pour toute erreur que j'ai pu commettre, j'assume la responsabilité d'un texte auquel je ne crois pas, mais je le signe pour éviter tout désastre au pays", a-t-il affirmé, alors qu'il devra faire adopter mercredi soir par le Parlement l'accord trouvé à Bruxelles.

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Une fronde au sein de Syriza

Alexis Tsipras a ajouté "n'avoir aucune raison de vouloir des élections anticipées" puisqu'il "n'envisage pas de se soustraire à ses responsabilités". A peine rentré de Bruxelles, Alexis Tsipras se retrouve confronté à une fronde au sein de son parti, la formation de gauche radicale Syriza.

Pour certains de ses représentants, l'accord arraché au terme d'une nuit de négociations constitue une trahison de la volonté populaire exprimée dans les urnes le 5 juillet, quand 61% des Grecs ont dit "non" à l'austérité. 

La possibilité d'un remaniement

Face à cette contestation, Alexis Tsipras, soucieux de présenter un gouvernement en ordre de marche avant le nouveau vote de mercredi, n'exclut pas un éventuel remaniement après le vote des mesures par le Parlement, indique la télévision publique ERT.

Sur le plan intérieur, le Premier ministre doit pouvoir compter sur le soutien des voix des partis de l'opposition, essentiellement le Pasok (sociaux-démocrates), la Nouvelle Démocratie (conservateurs) et Potami (centre-gauche).

Le partenaire de Syriza dans la coalition gouvernementale, le parti des Grecs indépendants (Anel), laissait mardi planer le doute sur son vote aux nouvelles mesures tout en indiquant la nécessité "de soutenir" le gouvernement. Au sein de Syriza, l'aile modérée tente d'éviter une rupture au sein du parti, dont les conséquences pourraient être lourdes pour l'avenir du gouvernement.