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Un nouveau tour de vis budgétaire en France

Le gouvernement dévoile ce midi de nouvelles mesures pour contenir son déficit public et préserver sa notation souveraine, dans le cadre d'un budget parmi "les plus rigoureux depuis 1945". Objectif : six à huit milliards d'euros d'économies supplémentaires à trouver.
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Radio France
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 (Eric Gaillard Reuters)

François Fillon présentera son plan de réduction des déficits ce midi à l'issue du conseil des ministres. Pour le Premier ministre il n'y avait pas d'alternative à la réduction de la dépense publique.
François Fillon avait présenté le 24 août un plan de 12 milliards d'euros et de recettes supplémentaires pour 2011 et 2012.
Six à huit milliards d'euros d'économies seraient désormais nécessaires au gouvernement pour tenir son objectif de réduction du déficit malgré le ralentissement économique.
La France se fixe pour objectif une réduction de son déficit public à 4,5% du PIB fin 2012, 3% en 2013 et 2% en 2014.
Le chef de l'Etat souhaite un plan "équitablement réparti ","efficace " et qui "protège l'emploi ", a déclaré hier soir l'un de ses proches, l'ancien ministre Brice Hortefeux.

La réforme des retraites accélérée

Pour la partie recettes, plusieurs pistes sont évoquées, notamment le relèvement de la TVA dans certains des secteurs qui bénéficient d'un taux réduit à 5,5%, comme la restauration, la construction ou les services à la personne. Cette mesure rapporterait environ un milliard d'euros par an.Un nouveau taux à 7% pourrait être ainsi créé.

Le gouvernement envisage également d'accélérer le calendrier de transition vers l'âge de départ à la retraite à 62 ans. Selon Les Echos, cette échéance serait avancée à 2017 voire 2016, ce qui entraînerait plusieurs milliards d'euros de moindres dépenses sur la prochaine législature.

A l'étude également, l'augmentation de l'impôt sur les sociétés des entreprises qui réalisent plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires (un gain d'un milliard d'euros par an).

L'hypothèse d'une seconde journée de solidarité avait été évoquée dans la presse mais finalement hier soir, le ministre de l'Economie François Baroin a annoncé que l’idée avait été écartée.

Nicolas Sarkozy avait annoncé le 27 octobre, lors de son intervention télévisée, de nouvelles mesures après celles du 24 août afin d'ajuster le budget 2012 à l'aune de la révision à la baisse de la prévision de croissance française pour 2012 - de 1,75% à 1%.

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