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Tchernobyl se paie un nouveau sarcophage, 26 ans après l'accident

L'anniversaire du plus grave accident nucléaire de l'histoire marque le début du chantier d'une nouvelle enceinte de confinement. Le dôme de métal et de béton devra empêcher toute fuite d'éléments radioactifs vers l'extérieur, mais aussi permettre de démanteler le réacteur, un jour.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

L'appel d'offres a été remporté par deux sociétés françaises. Bouygues et Vinci sont les maîtres d'oeuvre du futur dôme. Le chantier inauguré aujourd'hui par le président ukrainien Viktor Ioukanovitch doit durer trois ans. Le contrat représente 1,5 milliard d'euros, dont  550 millions apportés par la communauté internationale.

Il y a urgence, en raison de l'état de l'actuel sarcophage. Les fissures ne cessent de s'élargir, le toit présente des "faiblesses" de l'aveu même des autorités ukrainiennes, et l'ensemble pourrait même s'effondrer.

Un deuxième couvercle sur la cocotte-minute

Il s'agit donc d'ajouter un couvercle étanche au-dessus du premier sarcophage, en béton, construit dans la foulée de l'accident. La charpente métallique du dôme est construite par morceaux en Italie. L'assemblage va se dérouler sur un terrain voisin, bétonné à l'avance pour protéger les ouvriers des radiations émanant du sol. L'ensemble sera ensuite glissé au-dessus de la vieille chape de béton. Une membrane spéciale doit assurer l'étanchéité de l'ensemble pendant un siècle.

A l'intérieur, un système de grues doit permettre de mener un autre chantier, celui du démantèlement. Seul le déblaiement du site et le démontage de ce qui reste du réacteur permettra de garantir qu'un nouveau nuage radioactif ne survolera pas l'Europe.


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