Crise des Migrants : pour Sandra Regol d'EELV, "la France doit avoir le courage de dire stop aux Anglais"

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Sandra Regol réagissait aux propos du Premier ministre britannique Boris Johnson, demandant à la France de reprendre les personnes migrantes arrivées au Royaume-Uni.

"La France doit avoir le courage de dire stop aux Anglais", appelle de ses vœux sur franceinfo samedi 27 novembre Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d'Europe Ecologie-Les Verts. Elle réagissait aux propos du Premier ministre britannique, Boris Johnson, demandant à la France de reprendre les personnes migrantes arrivées au Royaume-Uni. Sandra Regol est choquée de voir Londres "parler de reprendre les migrants comme s'il s'agissait d'objets, qu'on pourrait transbahuter d'un côté à l'autre", qualifiant l'attitude de Boris Johnson "d'inhumaine et immorale".

La secrétaire nationale adjointe d'EELV pointe l'absence de "volonté politique de renégocier les accords du Touquet", signés en 2003, en vertu desquels le Royaume-Uni finance les contrôles et la sécurisation des sites de transit des migrants dans la région de Calais, en échange du contrôle par la France de l'immigration clandestine vers l'Angleterre. Sandra Regol dénonce "une espèce de troc, où l'on prend un peu d'argent, mais en échange on va garder la frontière", qui "n'est pas à la hauteur de la République française et des droits humains".

Un appel à "créer des voies de passages sûres"

Les accords du Touquet ne réduisent en aucun cas le nombre de migrants passant par la France pour rejoindre le Royaume-Uni selon Sandra Regol. "Croyez-vous que quand vous risquez de mourir dans votre pays, une interdiction de passage va vous empêcher de partir ?", demande-t-elle.

La dirigeante écologiste appelle à créer "des voies de passages sûres", et d'accueillir en urgence les migrants vivant actuellement dans des camps de fortune, régulièrement démantelés par les forces de l'ordre dans le Calaisis. Soit "on répartit ces gens en Europe selon les besoins en emploi et les regroupements familiaux, soit on continue à être inhumain collectivement", alerte-t-elle.

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