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Marine Le Pen dit partager des "valeurs communes" avec Poutine

La présidente du Front national s'est exprimé dans la presse autrichienne. 

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France Télévisions
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Marine Le Pen, présidente du Front national, lors d'un meeting à Béziers (Hérault), le 9 mai 2014. (SYLVAIN THOMAS / AFP)

"Monsieur Poutine est un patriote". A ce titre, le président russe et la présidente du Front national, Marine Le Pen, partagent des valeurs communes pour défendre l'héritage chrétien de la civilisation européenne, a affirmé cette dernière dimanche 18 mai dans la presse autrichienne. "[Vladimir Poutine] est attaché à la souveraineté de son peuple. Il a conscience que nous défendons des valeurs communes. Ce sont les valeurs de la civilisation européenne", a expliqué Marine Le Pen dans un entretien accordé au quotidien Kurier.

"Il ne retrouve probablement pas ces qualités de courage, de franchise, et de respect de l'identité et de la civilisation dans d'autres mouvements politiques français", a-t-elle ajouté. "La manière dont il dirige le pays, [montre que] c'est un homme attaché aux valeurs, encore faut-il reconnaître ces valeurs. Le Parti socialiste ne les reconnaît pas", a-t-elle attaqué. Ces valeurs sont celles de l'"héritage chrétien" de la civilisation européenne, "car nous ne contestons pas l'héritage chrétien de la civilisation européenne", a poursuivi Marine Le Pen.

La France, pas plus démocratique que la Russie, selon Le Pen

Interrogée sur les entorses à la démocratie en Russie sous Vladimir Poutine, Marine Le Pen a expliqué "qu'en matière de bourrage d'urnes, on a pas pu faire mieux que la France au deuxième de l'élection présidentielle de 2002", où son père Jean-Marie Le Pen n'avait réuni que près de 17% des suffrages, battu par le président Jacques Chirac (plus de 83%).

Ce n'est pas la première fois que la présidente du FN fait part d'une proximité avec Vladimir Poutine. Sous l'impulsion de son conseiller politique pour les affaires internationales, elle s'était rapprochée de la Russie, au point d'être accueillie à la mi-avril à la Douma, la chambre basse russe.  A quelques jours des élections européennes, plusieurs partis européens d'extrême droite, qui tentent de s'unir après le scrutin au Parlement européen, ont affiché des rapprochements avec l'homme fort de Moscou. Ainsi, le chef du parti autrichien d'extrême droite FPÖ Heinz Christian Strache, comparaissait le président russe, en avril, à un "pur démocrate, mais avec un style autoritaire".

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