Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du vendredi 20 mai

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne, la Russie concentre ses efforts militaires dans l'Est et le Sud.

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Une photo diffusée par le ministère russe de la défense le 19 mai 2022 où l'on voit des combattants ukrainiens qui s'était retranchés à l'ascierie d'Azovstal, désormais aux mains des troupes russes. (MINISTERE RUSSE DE LA DEFENSE / AFP)

L'aciérie Azovstal, dernier bastion défendu par les forces ukrainiennes à Marioupol, est passée vendredi 20 mai sous contrôle russe alors que dans le Donbass, plus au nord, l'artillerie de Moscou pilonnait les positions de Kiev. Franceinfo vous résume les informations importantes de cette journée.

L'aciérie Azovstal aux mains des troupes russes

L'aciérie Azovstal, dernier bastion défendu par les forces ukrainiennes à Marioupol, est désormais aux mains des troupes russes. En début de soirée, le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que le complexe sidérurgique avait été "entièrement libéré", après la reddition des derniers soldats ukrainiens, et que la nouvelle avait été transmise au président Vladimir Poutine.

>> Guerre en Ukraine : le siège de l'aciérie d'Azovstal à Marioupol résumé en huit photos

Plus tôt dans la journée, le chef sur place des hommes du régiment Azov, Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, avait indiqué dans une vidéo que "le commandement militaire supérieur a donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville".

Après l'évacuation de civils puis de centaines de militaires ukrainiens faits prisonniers par les Russes, "le processus se poursuit" pour évacuer les corps des militaires tués, a ajouté le commandant de ce régiment d'élite fondé par des nationalistes ukrainiens. L'Ukraine souhaite organiser un échange de prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu'elle considérait une partie d'entre eux comme des combattants "néonazis".

Combats intenses sur la ligne de front à l'Est

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne, la Russie concentre ses efforts militaires dans l'Est et le Sud. Moscou cherche notamment à conquérir totalement le Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

"Les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front", a déclaré le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksandre Motouzianyk, ajoutant que la situation "montrait des signes d'aggravation".

A Lozova, une ville de l'Est, "un missile russe a frappé la maison de la culture qui venait d'être reconstruite : sept victimes, dont un enfant de onze ans" ont été blessées, a dit Volodymyr Zelensky sur Telegram.

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a de son côté assuré que la conquête de la région de Lougansk, qui avec celle de Donetsk constitue le Donbass, était "presque achevée".

L'Italie propose une initiative diplomatique

Alors que les négociations menées il y a quelques semaines sous médiation turque sont au point mort, l'Italie a indiqué vendredi avoir proposé la constitution d'un "groupe international de facilitation composé d'organisations internationales" comme l'ONU, l'UE et l'OSCE.

"L'objectif est de travailler pas à pas (...) en partant par exemple des trêves localisées, de l'évacuation des civils, de la possibilité d'ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidement de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix", a expliqué le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, à Turin.

Le G7 promet une aide de 20 milliards de dollars

Parallèlement, les pays du G7 réunis en Allemagne ont promis de mobiliser 19,8 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros) afin d'aider l'Ukraine à "combler son déficit financier".

Mais l'Allemagne s'est dite opposée vendredi à un nouvel endettement commun européen, sur le modèle du plan de relance post-Covid.

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