Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du dimanche 24 juillet

La Russie a reconnu avoir procédé aux frappes qui ont détruit une partie du port d'Odessa, lieu stratégique pour l'exportation des céréales ukrainiennes.

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Un enseignant marche parmi les ruines d'une école détruite à la suite d'un bombardement à Bakhmut, dans la région de Donetsk, le 24 juillet 2022. (IGOR TKACHEV / AFP)

Le sud de l'Ukraine est en train de devenir un point majeur de la guerre, entrée dimanche 24 juillet dans son sixième mois. Au lendemain des bombardements sur le port d'Odessa, la Russie a affirmé dimanche avoir visé des cibles militaires sur ce lieu stratégique pour l'exportation des céréales, alors qu'elle avait démenti, samedi, être à l'initiative de ces attaques. De son côté, Kiev espère prochainement libérer la région de Kherson.

Moscou affirme avoir détruit des cibles militaires à Odessa

Le ministère russe de la Défense a affirmé dimanche que "des missiles de haute précision et de longue portée lancés depuis la mer ont détruit un navire militaire ukrainien à quai et un stock de missiles antinavires Harpoon livrés par les Etats-Unis au régime de Kiev". "Une usine de réparation et de modernisation de navires de l'armée ukrainienne a aussi été mise hors d'usage", a poursuivi le ministère, dans un communiqué publié sur son compte Telegram. Plus tôt dans la journée, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, avait affirmé qu'une "vedette militaire" ukrainienne avait été détruite lors de cette frappe. Ni l'armée russe, ni Maria Zakharova, n'ont fourni d'éléments prouvant ces dires.

Samedi, la Russie avait pourtant démenti auprès de la Turquie avoir été impliquée dans ces frappes : "Les Russes nous ont dit qu'ils n'avaient absolument rien à voir avec cette attaque et qu'ils examinaient la question de très près", avait assuré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar. Après ces tirs sur Odessa, l'Ukraine a accusé Vladimir Poutine d'avoir "craché au visage" de l'ONU et de la Turquie et de compromettre l'application de l'accord signé vendredi sur la reprise des exportations des céréales bloquées par le conflit.

La région de Kherson "définitivement libérée" d'ici septembre

La région de Kherson, dans le sud du pays, sera "définitivement libérée d'ici septembre", a affirmé dimanche le conseiller du chef de l'administration militaire régionale de Kherson fidèle à Kiev, dans un entretien à la télévision ukrainienne. "Tous les plans des occupants échoueront", a-t-il ajouté alors que l'armée ukrainienne a commencé à regagner du terrain aux forces russes, aidée par les livraisons d'armes occidentales. 

"Nous pouvons parler de retournement de situation sur le terrain. Lors des opérations récentes, ce sont les forces armées ukrainiennes qui ont eu l'avantage, a expliqué le responsable local, notre armée avance franchement, nous passons d'une phase défensive à une contre-offensive." Les Russes ont pris le contrôle de la principale ville de la région, Kherson, le 3 mars.

Le président allemand dénonce "une guerre contre l'unité de l'Europe"

La guerre que le président russe Vladimir Poutine mène contre l'Ukraine est aussi "une guerre contre l'unité de l'Europe", a fustigé dimanche le président allemand Frank-Walter Steinmeier. "Nous ne devons pas nous laisser diviser, nous ne devons pas laisser détruire la grande œuvre d'une Europe unie que nous avons entamée de manière si prometteuse", a-t-il déclaré lors d'un discours à Paderborn (ouest). "Cette guerre ne concerne pas seulement le territoire de l'Ukraine, elle touche au fondement doublement commun de nos valeurs et de notre ordre de paix", a-t-il ajouté.

Mais défendre ces valeurs et s'en porter garant signifient aussi être prêt à "accepter des inconvénients sensibles", a souligné le président allemand, sans donner plus de détails sur les inconvénients en question. "Sommes-nous prêts à cela ?, s'est-il interrogé, nous sommes tous confrontés à cette question, aujourd'hui et dans les jours, semaines et mois à venir."

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