Guerre en Ukraine : le pays reste "prudent" après le retrait russe annoncé de Kherson, assure Volodymyr Zelensky

Plus tôt dans l'après-midi le ministre de la Défense russe a ordonné le retrait des soldats de Kherson, cible d'une contre-offensive de l'armée ukrainienne. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 8 novembre 2022, à Sharm-el-Sheikh (Egypte). 
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 8 novembre 2022, à Sharm-el-Sheikh (Egypte).  (AHMAD GHARABLI / AFP)
Ce qu'il faut savoir

>> Ce direct est désormais terminé. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mercredi 9 novembre que son pays réagissait avec une "extrême prudence" à l'annonce du retrait russe de la ville de Kherson, dans le sud du pays. "L'ennemi ne nous fait pas de cadeau, ne manifeste pas de 'geste de bonne volonté', nous devons tout gagner", a déclaré Volodymyr Zelensky dans son message quotidien aux Ukrainiens. "Nous devons donc faire preuve d'une extrême prudence, sans émotions, sans prise de risque inutile, afin de libérer toute notre terre avec des pertes aussi minimes que possible".

 "Aucun signe" de retrait de Kherson, selon Kiev. La présidence ukrainienne a dit mercredi ne voir "aucun signe" à ce stade de retrait des forces russes de Kherson, malgré l'annonce de Moscou. "Une partie des [troupes] russes est maintenue dans la ville" du sud de l'Ukraine, a déclaré un conseiller de la présidence, Mykhaïlo Podoliak, fustigeant "des déclarations télévisées mises en scène" de la Russie. Principale ville occupée par les Russes depuis le début de son invasion, Kherson a été ces dernières semaines la cible d'une contre-offensive de l'armée ukrainienne. 

 La Russie ordonne le retrait de ses forces de Kherson. Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a ordonné le retrait des forces russes de la rive droite du fleuve Dniepr, dans la région ukrainienne de Kherson, mercredi. "Procédez au retrait des soldats", a dit à la télévision Sergueï Choïgou, après une proposition en ce sens du commandant des opérations russes en Ukraine, le général Sergueï Sourovikine, qui a reconnu qu'il s'agissait d'une décision "pas du tout facile" à prendre. 

Décès d'un haut responsable d'occupation à Kherson. Le chef adjoint de l'administration de la région de Kherson, Kirill Stremooussov, est mort dans un "accident de voiture", a annoncé l'administration. Les circonstances de son décès sont encore inconnues.

 Les forces russes et ukrainiennes se préparent à la bataille de Kherson… Les autorités d'occupation évoquent à la fois des évacuations de troupes et la volonté de défendre cette ville du Sud. Les forces ukrainiennes s'attendent quant à elles à des combats de rue violents, sans abandonner l'espoir de reprendre la ville avant l'hiver. La situation militaire y apparaît confuse, avant une bataille qui s'annonce intense. 

 … où l'électricité a été rétablie. Après deux jours de coupure à Kherson, l'électricité a été rétablie dans la ville, a affirmé mardi un responsable des autorités d'occupation, Kirill Stremooussov. Cette ville ukrainienne, aux mains des forces de Moscou depuis le début de leur offensive fin février, a été privée d'eau et d'électricité dimanche après deux frappes dont Moscou et Kiev s'accusent mutuellement.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #UKRAINE

00h06 : Voici le dernier point sur l'actualité de la journée.

Le président américain Joe Biden s'est félicité d'un "bon jour pour la démocratie" au lendemain des élections de mi-mandat où les démocrates ont résisté mieux que prévu face aux républicains.

Le ministre russe de la Défense a annoncé le retrait de son armée de la ville de Kherson et toute la rive ouest du fleuve Dniepr. Kiev a réagi avec méfiance et a assuré n'observer aucun retrait sur le terrain

•La RATP a mis à jour ses prévisions de trafic pour la journée de grève de demain : cinq lignes de métro seront totalement fermées, et le reste du réseau très perturbé. Le mouvement sera moins suivi à la SNCF, et n'aura que des conséquences "modérées", principalement sur le TER.

Didier Deschamps a tranché. Le sélectionneur a choisi d'emmener 25 joueurs pour le Mondial au Qatar. Olivier Giroud et Raphaël Varane sont bien là, en revanche, Mike Maignan, blessé, et Jonathan Clauss, écarté pour des raisons sportives, ne seront pas du voyage. Découvrez la liste des Bleus.

Ce direct reprendra à 6 heures.

23h53 : La Russie qui ordonne le retrait de ses forces de Kherson, la prudence de Kiev vis-à-vis de cette annonce, la proposition d'aide de 18 milliards d'euros pour l'Ukraine par la Commission européenne en 2023... Voici ce qu'il faut retenir de la journée sur le front de la guerre en Ukraine.

22h06 : "Je pense qu'il y a un espoir que ce soit vrai mais il fait faire attention. On craint un piège, un mensonge."

La Russie a annoncé avoir retiré ses troupes de la ville de Kherson. Pour la députée Alyona Shkrum, cette annonce n'est "pas une surprise", assure-t-elle sur franceinfo. Toutefois, Alyona Shkrum reste prudente : "Les Ukrainiens croient seulement les actions et pas les déclarations des Russes, en particulier quand elles sont faites à la télévision. On se pose des questions."

20h13 : "C'est donc une surprise parce que les soldats ne s'y attendaient certainement pas. Les signes en revanche oui étaient là : les drapeaux avaient disparu, il y avait eu l'évacuation des civils, les vols commis également dans les maisons abandonnées, etc."


D'après Carole Grimaud, spécialiste de la géopolitique russe, les Ukrainiens se méfient de l'annonce faite par la Russie de retirer ses troupes de la ville de Kherson. L'enseignante à l’université de Montpellier estime sur franceinfo que les Ukrainiens craignent "une ruse" et restent donc "très prudents sur ce retrait".

20h03 : Il est l'heure de faire le point sur l'actualité.


• Le ministre russe de la Défense a annoncé le retrait de son armée de la ville de Kherson et toute la rive ouest du fleuve Dniepr. Kiev a réagi avec méfiance et assure n'observer aucun retrait sur le terrain. Suivez notre direct.

• Le sort du Sénat et de la Chambre des représentants reste incertain dans l'attente des résultats de plusieurs Etats clé. On vous explique ce qu'il faut retenir des résultats et pourquoi les républicains n'ont pas remporté la victoire écrasante qu'annonçaient les sondages. Suivez notre direct.

•La RATP a mis à jour ses prévisions de trafic pour la journée de grève de demain : cinq lignes de métro seront totalement fermées, et le reste du réseau très perturbé. Le mouvement sera moins suivi à la SNCF, et n'aura que des conséquences "modérées", principalement sur le TER.

Didier Deschamps dévoilera peu après 20 heures la liste des joueurs qui représenteront la France au Mondial au Qatar. Une annonce à suivre dans notre direct.

18h58 : Depuis 18 heures, vous pouvez suivre "Le Talk", l'émission de franceinfo sur la plateforme Twitch, sur le thème : "Comment l’hiver va-t-il durcir la guerre ?". Vous pouvez venir poser vos questions à la chercheuse Anna Colin Lebedev, spécialiste des sociétés post-soviétiques. L'invitée échange avec les journalistes Agathe Mahuet, en direct depuis Kiev, et Gaëlle Joly.

18h10 : Rappelons les principales informations de ce mercredi :

• Le ministre russe de la Défense a annoncé le retrait de son armée de la ville de Kherson et toute la rive ouest du fleuve Dniepr. Une manœuvre qui représenterait un tournant dans la contre-offensive ukrainienne. Kiev a réagi avec méfiance et assure n'observer aucun retrait sur le terrain.

• Le sort du Sénat et de la Chambre des représentants reste incertain dans l'attente des résultats de plusieurs états clé. On vous explique ce qu'il faut retenir des résultats et pourquoi les républicains n'ont pas remporté la victoire écrasante qu'annonçaient les sondages.

Le ministre de la Santé a annoncé le déclenchement du plan Orsan pour aider à prendre en charge les enfants malades de la bronchiolite, alors que les hospitalisations atteignent un niveau inédit depuis 10 ans.

•La RATP a mis à jour ses prévisions de trafic pour la journée de grève de demain : cinq lignes de métro seront totalement fermées, et le reste du réseau très perturbé. Le mouvement sera moins suivi à la SNCF, et n'aura que des conséquences "modérées", principalement sur le TER.

Didier Deschamps dévoilera peu après 20 heures la liste des joueurs qui représenteront la France au Mondial au Qatar. Une annonce à suivre dans notre direct.

17h50 : "Comment l’hiver va-t-il durcir la guerre ?" : c'est la question posée ce soir dans "Le Talk", l'émission de franceinfo sur la plateforme Twitch, à partir de 18 heures. La chercheuse Anna Colin Lebedev, spécialiste des sociétés post-soviétiques, est invitée, et échangera avec les journalistes Agathe Mahuet, en direct depuis Kiev, et Gaëlle Joly.

17h54 : Alors qu'on attend toujours de connaître la couleur politique des deux chambres du Congrès américain, le patron de l'Otan se veut rassurant sur ce que le résultat peut changer en Ukraine. "Il est absolument clair qu'il y a un fort soutien bipartisan aux Etats-Unis pour poursuivre le soutien à l'Ukraine, et cela n'a pas changé", a affirmé Jen Stoltenberg à la presse à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, à Londres.

17h44 : La présidence ukrainienne affirme ne voir "aucun signe" sur le terrain d'un retrait des forces russes autour de Kherson, quelques heures après l'annonce par le ministre de la Défense russe du retrait de ses troupes. "Une partie des Russes est maintenue dans la ville", déclare un conseiller de la présidence, Mykhaïlo Podoliak, fustigeant "des déclarations télévisées mises en scène" de Moscou.

16h45 : Reste à voir quelle sera la concrétisation sur le terrain de cette annonce de Moscou. Comme nous l'expliquions dans un article hier, l'état-major ukrainien craint que les retraits annoncés par l'armée russe dans la région de Kherso soient un moyen de tendre un piège aux Ukrainiens.

16h28 : Les soldats russes sont appelés à se retirer de la ville de Kherson, mais toutes les positions situées à l'ouest du fleuve Dniepr, qui coupe en deux cette région dont Vladimir Poutine a décrété l'annexion en septembre.

16h26 : Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a donné l'ordre à la télévision : "Procédez au retrait des soldats", a-t-il déclaré, en réponse à une proposition du général Sergueï Sourovikine, commandant des opérations russes en Ukraine, qui a qualifié cette décision de "pas du tout facile" à prendre.

16h24 : Le ministre russe de la Défense ordonne aux forces russes de se retirer de la ville de Kherson, cible d'une contre-offensive ukrainienne.

15h48 : Budapest veut que le Parlement hongrois ratifie l'adhésion de la Suède et la Finlande à l'Otan "au cours de la session d'automne" qui s'achève le 7 décembre. Elle est un des deux derniers pays, avec la Turquie, à ne pas avoir donné son accord pour que les deux pays entrent dans l'alliance militaire. Le chef de cabinet de Viktor Orban attribue ce retard à un embouteillage législatif provoqué par des demandes de l'UE sur des mesures anti-corruption. Il promet que Stockholm et Helsinki "peuvent compter" sur la Hongrie.

15h49 : Le leader de l'administration d'occupation russe dans la région de Kherson, Vladimir Saldo, confirme que son numéro 2, Kirill Stremoussov, est mort. Il affirme que le haut responsable a été tué dans un "accident de voiture".

15h18 : "Les informations sur sa mort ne sont pas officielles", a ajouté la même source, alors que de nombreux médias russes, ainsi que des blogueurs militaires, annoncent son décès. Le gouverneur de Crimée annexée, Sergueï Axionov, a évoqué "une immense tragédie" et "une perte irréparable". On ne connaît pas les circonstances de cet "accident", alors que la contre-offensive ukrainienne se rapproche de la ville.

15h40 : Le chef adjoint de l'administration d'occupation de la région de Kherson, Kirill Stremoussov, a été victime aujourd'hui d'un "accident", annonce son responsable de la Santé, Vadim Ilmiev. Ce personnage, né dans la région de Donetsk, incarnait le visage de l'occupation russe dans la capitale régionale ukrainienne occupée.

13h57 : La Commission européenne propose aux Vingt-Sept d'accorder à l'Ukraine une aide de 18 milliards d'euros en 2023, sous forme de prêts dont les intérêts seraient pris en charge par les Etats membres. Elle doit permettre "de couvrir une part importante des besoins de financement à court terme de l'Ukraine pour 2023, que les autorités ukrainiennes et le Fonds monétaire international estiment être de 3 à 4 milliards d'euros par mois", plaide l'exécutif européen.

14h09 : Le discours d'Emmanuel Macron était notamment attendu sur le sujet de la dissuasion nucléaire, après les critiques qui avaient accompagné certaines de ses déclarations sur le sujet mi-octobre sur France 2. "Aujourd'hui, plus encore qu'hier, les intérêts vitaux de la France ont une dimension européenne. Nos forces nucléaires contribuent à la sécurité de la France et de l'Europe", réaffirme le chef de l'Etat. "Gardons-nous, parfois, de dramatiser certains propos".

13h40 : "Certains des défis d'aujourd'hui seront durablement avec nous. Quand la paix reviendra en Ukraine, il nous faudra en tirer toutes les conséquences, c'est-à-dire bâtir une architecture de sécurité nouvelle et un cadre rénové de stabilité et de contrôle des armements, où l'Europe sera autour de la table."

09h30 : Avec la guerre en Ukraine, l'Europe a révélé sa faiblesse, estime le général Vincent Desportes, professeur de stratégie militaire à Sciences Po et HEC. "Il faut une capacité de défense autonome" et une "défense européenne" pour se préparer à des conflits de "longues durées", prône-t-il.