DIRECT. Sommet européen : Macron se dit "tout à fait ouvert" à un report du Brexit "le plus court possible"

Le président français a estimé qu'en cas de rejet par les parlementaires britanniques de l'accord négocié avec l'UE, "nous irions vers un 'no deal'".

Emmanuel Macron s\'exprime devant la presse à son arrivée au Conseil européen, à Bruxelles (Belgique), le 21 mars 2019.
Emmanuel Macron s'exprime devant la presse à son arrivée au Conseil européen, à Bruxelles (Belgique), le 21 mars 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les chefs d'Etat vont-ils accorder un sursis au Royaume-Uni ? Le Conseil européen va tenter, jeudi 21 mars, d'éviter une sortie brutale du Royaume-Uni de l'Union européenne, à huit jours de la date fatidique fixée pour le Brexit. Accepter ou non le report jusqu'au 30 juin demandé par Londres dépend d'une décision à l'unanimité des 27 autres pays membres. A son arrivée, Emmanuel Macron s'est dit "tout à fait ouvert à ce qu'il y ait une prolongation technique (...) la plus courte possible". Suivez cette journée dans notre direct.

Quel impact sur les européennes ? Les chefs d'Etat redoutent qu'une éventuelle prolongation du feuilleton du Brexit ne vienne perturber les élections européennes de la fin mai. La Commission européenne estime qu'un tel report ne peut durer au-delà du 23 mai, date du début des élections européennes, ou alors être bien plus étendu.

La France prête à un veto. Si la Première ministre britannique n'est pas en mesure "de présenter au Conseil européen des garanties suffisantes sur la crédibilité de sa stratégie", sa demande de report sera "écartée" au profit du scénario d'une "sortie sans accord", a prévenu le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Theresa May met la pression sur les députés. Trois options se présentent aux parlementaires britanniques, selon Theresa May : quitter l'UE avec un accord, partir sans accord ou ne pas partir du tout. "Il est grand temps que nous prenions une décision", a-t-elle dit, mercredi soir, disant espérer "ardemment que les parlementaires trouveront le moyen d'approuver l'accord" qu'elle a négocié avec Bruxelles. Ce texte a pourtant déjà été rejeté à deux reprises.

Jeremy Corbyn à Bruxelles. Le leader de l'opposition, chef de file du Labour, a rencontré Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne, mercredi. A l'issue de l'entretien, il a dit sa détermination à trouver "une alternative constructive" et "un accord" pour "éviter un Brexit dur".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

23h58 : En cas d'un 3e rejet, le Royaume-Uni devra notamment annoncer l'organisation ou non d'élections européennes (prévues en mai). "Si le Royaume-Uni ne veut pas organiser d'élections, nous n'aurons aucun moyen de faire autre chose, ça veut dire qu'il aura choisi le 'no deal'", commente l'Elysée.

07h53 : Si l'accord négocié par la Première ministre britannique est écarté une troisième fois par les députés britanniques, alors le Conseil européen décide de repousser le Brexit au 12 avril et "attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date".

23h48 : Si l'accord négocié par Theresa May est une nouvelle fois rejeté par les députés britanniques alors le Brexit est repoussé au 12 avril, précise Donald Tusk, le président du Conseil européen sur Twitter.

23h43 : Voici le communiqué final (PDF en anglais) de l'Union européenne.

23h37 : Les 27 pays de l'Union européenne ont réussi à se mettre d'accord. Donald Tusk, le président du Conseil européen, annonce s'entretenir avec la Première ministre Theresa May.

07h52 : Lundi, John Bercow, le président de la Chambre des communes, a estimé que Theresa May devait modifier son projet d'accord si elle comptait à nouveau le soumettre aux députés britanniques. Le "gouvernement ne peut pas représenter lors de la même session parlementaire la même proposition, ou substantiellement la même que celle qui a été rejetée la semaine dernière par 149 votes", a-t-il insisté.

23h28 : Voici les deux options retenues par les dirigeants européens :

• Si les députés britanniques adoptent, la semaine prochaine, l'accord négocié par Theresa May, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai.

• Si les députés britanniques rejettent une nouvelle fois cet accord, qui a déjà été écarté à deux reprises, Londres aura jusqu'au 12 avril pour décider d'organiser des élections européennes.

23h22 : L'Elysée annonce que les dirigeants européens sont prêts à accorder au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit.

23h00 : La pétition qui réclame le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne a de plus en plus de succès. Tout à l'heure, elle était signée par 1 million de personnes. Ce soir, à 22h58, elle enregistre 1 830 692 signatures.



(petition.parliament.uk)

22h55 : Une journaliste de la radio télévision suisse décrypte la photo partagée tout à l'heure par un diplomate bulgare. Son cliché a été pris "dans les couloirs du Conseil européen".

22h50 : @aron Il y a plusieurs choses :

• Theresa May a demandé à l'Union européenne un report du Brexit jusqu'au 30 juin. Ce report n'est pas automatique après la demande. Les 27 pays de l'UE doivent valider cette requête et fixer la nouvelle date du Brexit (s'ils décident de répondre favorablement à la Première ministre britannique). Nous attendons de savoir ce que les 27 ont décidé de répondre. Les dirigeants européens doivent s'exprimer dans la soirée.

• Les députés britanniques doivent voter une nouvelle fois, la semaine prochaine, l'accord que Theresa May a négocié avec l'Union européenne. Ils ont déjà retoqué ce texte deux fois. Sera-t-il adopté lors d'un 3e vote ? Impossible de le savoir.

22h49 : Je croyais que le report était conditionné au vote des députés britanniques ?

07h40 : Dans l'optique d'un éventuel Brexit sans accord, le ministère britannique de la Défense a ouvert un centre opérationnel dans un bunker anti-atomique au centre de Londres. Ce centre est muni de toutes "les infrastructures nécessaires" et dispose d'une "équipe prête à soutenir n'importe quelle action en cas de besoin", selon un porte-parole du ministère. Et d'ajouter : "Au fur et à mesure que nous nous rapprochons d'une possible sortie (de l'UE) sans accord, c'est l'endroit d'où la réponse pourrait être coordonnée."

07h36 : @anonyme Nous attendons toujours que les dirigeants européens s'expriment. Les discussions s'éternisent. "Certains pays veulent une deadline plus courte. Ils ne pensent pas que c'est une bonne idée d'avoir le Brexit un jour avant les élections", a indiqué une source européenne à l'AFP. Le porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk a tweeté il y a une heure : "Courte interruption. Les discussions sur le Brexit vont continuer pendant le dîner."

21h44 : Qu'en est-il du report du Brexit ? Des nouvelles ?

07h26 : C'est l'effervescence dans les couloirs du Conseil européen, comme le montre un diplomate bulgare. Cette photo a été postée il y a une heure.

20h05 : Il est 20 heures, voici les principaux titres :

• Le Brexit va-t-il avoir lieu le 29 mars ? Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'UE sont réunis à Bruxelles pour examiner la demande de Theresa May de reporter le Brexit jusqu'au 30 juin. Pour Emmanuel Macron, en cas de rejet par les parlementaires britanniques de l'accord négocié avec l'UE, "nous irons vers un 'no deal'".

• Conférence annulée, Sénat boycotté... La majorité proteste après la saisine de la justice dans l'affaire Benalla. Des membres de l'exécutif et de la majorité ont fait part de leur désapprobation après la décision de la Haute assemblée. Nous passons en revue les démonstrations de colère.

• Dès samedi, les forces Sentinelle seront déployées pour aider les forces de l'ordre. Franceinfo répond à quatre questions sur cette initiative critiquée par plusieurs figures d'opposition.

• Le Conseil constitutionnel valide les examens osseux visant à déterminer l'âge des jeunes migrants.

19h50 : Où en est on du vote des pays européens sur le Brexit ? Merci.

18h39 : Nous attendons toujours de savoir si les pays membres de l'Union européenne acceptent de reporter le Brexit. De son côté, le ministre de l'Agriculture rencontre, dans le Pas-de-Calais, les professionnels de la pêche pour parler du Brexit. Le monde de la pêche s'inquiète d'un Brexit sans accord. "On craint le pire", a déclaré sur franceinfo Hubert Carré, directeur du Comité national des pêches.

18h01 : Il est 18 heures, voici un point sur l'actualité :

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'UE sont actuellement réunis à Bruxelles pour examiner la demande de Theresa May de reporter le Brexit jusqu'au 30 juin. Emmanuel Macron a estimé qu'en cas de rejet par les parlementaires britanniques de l'accord négocié avec l'UE, "nous irons vers un 'no deal'".

• Conférence annulée, Sénat boycotté... La majorité proteste après la saisine de la justice dans l'affaire Benalla. Chacun à leur manière, des membres de l'exécutif et de la majorité ont fait part de leur désapprobation après la décision de la Haute assemblée. Franceinfo passe en revue les démonstrations de colère.

• Le gouvernement a annoncé que des forces Sentinelle seraient déployées, samedi, en renfort des forces de l'ordre habituellement mobilisées. Franceinfo répond à quatre questions sur cette initiative critiquée par plusieurs figures d'opposition.

• Le bilan du naufrage d'un bateau sur le Tigre à Mossoul s'est alourdi à au moins 71 morts. Il s'agit de l'accident le plus meurtrier en Irak depuis des années, survenu en pleine célébration de Norouz, le nouvel an kurde.

16h12 : Comme l'explique une journaliste de Libération sur Twitter, le Conseil européen va commencer par une intervention de Theresa May devant les 27. La Première ministre britannique devrait s'exprimer environ 15 minutes. Ensuite, les Européens discuteront entre eux et décideront, ou non, d'accorder une extension de l'article 50 au Royaume-Uni. Une conférence de presse aura lieu avant le dîner.

16h09 : Les responsables politiques européens n'hésitent à recourir aux métaphores et formules imagées pour évoquer la situation inextricable du Royaume-Uni, en marge du sommet à Bruxelles, comme en témoignent les journalistes sur place.

15h55 : La pétition mise en ligne sur le site du Parlement britannique pour réclamer la révocation de l'article 50 et le maintien du Royaume-Uni vient d'atteindre le million de signatures.


15h47 : Le million de signatures d'ici 11 minutes (1100 nouvelles par minute)

15h47 : @anonyme S'il est improbable que cette pétition pousse le gouvernement à changer d'avis, cette initiative va obliger ce dernier à répondre et le Parlement à envisager la tenue d'un débat. Le site du Parlement précise que le gouvernement répondra à une pétition à partir de 10 000 signataires et que les parlementaires en discuteront si elle dépasse la barre des 100 000 signatures, ce qui est déjà largement le cas.

15h47 : Bonjour, quelle valeur a une pétition sur le site du parlement britannique ? Merci !

15h02 : La pétition mise en ligne hier sur le site du Parlement britannique pour réclamer la révocation de l'article 50 et le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne récolte maintenant plus de 934 000 signatures et le compteur augmente à vue d'œil. Sur Twitter, des célébrités comme Annie Lennox et Hugh Grant annonce l'avoir signée.




14h52 : "Si les députés britanniques rejettent une nouvelle fois l'accord, ce sera un 'no deal'", a toutefois mis en garde le président français.

14h48 : "On ne peut pas faire comme si les Britanniques n'avaient pas voté 'non', ce serait irresponsable et irrespectueux de la souveraineté britannique", poursuit Emmanuel Macron.

14h46 : Le président français Emmanuel Macron est à son tour arrivé à Bruxelles pour le sommet du Conseil européen, qui va trancher la question d'un éventuel report du Brexit. "Je suis tout à fait ouvert à une prolongation technique" en cas de vote positif du Parlement britannique, a-t-il déclaré devant la presse.


(LUDOVIC MARIN / AFP)

14h41 : Les dirigeants européens sont arrivés à Bruxelles pour trancher la question d'un éventuel report du Brexit. L'après-midi doit débuter avec une rencontre entre Theresa May, Donald Tusk et Emmanuel Macron, avant la réunion du Conseil européen.




(LUDOVIC MARIN / AFP)

14h00 : L'article 50 définit les modalités d'un retrait volontaire et unilatéral de l'Union européene, qui est un droit ne nécessitant aucune justification. Cette possibilité de retrait a été introduite en 2009, par le traité de Lisbonne. L'article 50 prévoit aussi que l'Etat qui a quitté l'UE peut demander à y être réintégré en suivant la procédure, comme n'importe quel Etat européen. Je vous conseille la lecture de cet article pour y voir plus clair.

14h02 : Pouvez-vous nous rappeler le contenu de l'article 50 ainsi que nous éclairer sur les conséquences de la pétition sur le calendrier du #Brexit ?

09h55 : Une pétition réclamant le retrait du fameux "article 50" et l'annulation du Brexit vient de passer le seuil des 600 000 signatures, en une seule journée. Elle a été mise en ligne sur le site du Parlement britannique, et ce n'est pas anodin : si une pétition déposée sur cette plateforme dépasse les 10 000 signatures, le gouvernement doit y répondre. Et si elle est signée plus de 100 000 fois, le Parlement est obligé "d'envisager la tenue d'un débat" sur le sujet.

09h09 : Rappelons tout d'abord les principales infos d'hier soir et cette nuit :

• La Nouvelle-Zélande interdit à la vente les fusils d'assaut et les fusils semi-automatiques après le double attentat contre des mosquées de Christchurch. Six jours plus tard, toutes les victimes ont été identifiées.

• L'ancien conseiller élyséen Alexandre Benalla a été de nouveau mis en examen, cette fois pour port d'arme non autorisé et pour de nouveaux faits de violences commis le 1er mai, au jardin des Plantes, à Paris.


• Le président du Conseil européen a jugé "possible" un léger report du Brexit, à condition que l'accord négocié avec Bruxelles soit adopté à Londres. Il est "maintenant temps" pour les députés "de se décider", a réagi la Première ministre britannique.

• Le gouvernement a annoncé que des forces Sentinelle seraient déployées, samedi, en renfort des forces de l'ordre habituellement mobilisées. Une initiative critiquée par plusieurs figures d'opposition, dont Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Olivier Faure.