Autriche : les candidats d'extrême droite et écologistes au coude à coude

L'Autriche sera-t-elle le premier pays européen à élire un président d'extrême-droite ? Après le dépouillement de 90% des votes ce dimanche soir, impossible de départager le candidat du FPÖ (extrême-droite) Norbert Hofer et l'écologiste Alexandre Van der Bellen.

(Le candidat du FPÖ Norbert Hofer (ici à droire) fait figure de favori au second tour de l'élection présidentielle de ce dimanche, face à l'écologiste Alexandre Van der Bellen (à gauche) © REUTERS/Heinz-Peter Bader)

Après le dépouillement de 90% des votes ce dimanche soir, les deux candidats sont trop proches pour être départagés. Les bureaux de vote ont fermé ce dimanche à17h en Autriche pour le second tour de l'élection d'un nouveau président de la République, qui voit s'affronter un candidat d'extrême droite, Norbert Hofer, et un écologiste, Alexander Van der Bellen. Quelque 6,4 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin qui pourrait sceller la victoire du parti d'extrême droite, arrivé tête au premier tour dimanche dernier. 

Les premières projections le voyaient très légèrement en tête, trop légèrement pour en tirer une conclusion. Lui-même l'explique, il faudra attendre lundi matin pour avoir un résultat certifié. 

Christoph Vavrik, député autrichien membre du parti libéral NEOS (la Nouvelle Autriche et le Forum Libéral), a estimé ce dimanche sur France Info qu'une victoire du parti populiste FPÖ (Parti de la Liberté d'Autriche) à la présidentielle autrichienne pourrait être bénéfique au pays.

Si le candidat du parti d'extrême-droite FPÖ, Norbert Hofer est élu président "ça aura peut-être un effet bénéfique, un coup de fouet, un électrochoc pour les partis traditionnels ", a estimé Christoph Vavrik dans un français parfait.

"Ce renouveau est nécessaire et, à mon avis, serait bénéfique pour l'Autriche"

"Je pense surtout au parti chrétien-démocrate et au parti social-démocrate ", les deux partis traditionnels en Autriche qui ont été éliminés dès le premier tour de la présidentielle, au profit du FPÖ et de l'écologiste Alexander Van der Bellen. "Ce renouveau est nécessaire et, à mon avis, serait bénéfique pour l'Autriche ", a assuré le libéral Christoph Vavrik, ajoutant : "Je dis ça en étant moi-même d'un autre parti. "

"Si M. Hofer ne passe pas, on dira qu'il a été empêché ", prévient Christoph Vavrik, qui craint un vote FPÖ décuplé à l'avenir dans ce cas de figure. "Alors que si M. Hofer passe, les électeurs auront l'impression que leur vote contestataire a été entendu ", a-t-il conclu.

A LIRE AUSSI ►►►  L'Autriche tentée par l’extrême-droite