DIRECT. Le gouvernement espagnol appelle les indépendantistes à dissoudre le parlement catalan et à convoquer des élections

Madrid et Barcelone sont dans l'impasse, après la tenue du référendum d'autodétermination interdit qui a poussé le pays dans la pire crise que connaît l'Espagne depuis plusieurs décennies.

Une femme enveloppée dans le drapeau indépendantiste catalan, au lendemain du référendum interdit par le gouvernement espagnol, à Barcelone, le 2 octobre 2017.
Une femme enveloppée dans le drapeau indépendantiste catalan, au lendemain du référendum interdit par le gouvernement espagnol, à Barcelone, le 2 octobre 2017. (JOAN CROS / NURPHOTO / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le gouvernement espagnol appelle les indépendantistes à dissoudre le parlement catalan et à convoquer des élections dans la communauté autonome. "Il serait bon de commencer à refermer la plaie en passant par le parlement de Catalogne (...) par le biais d'élections régionales", a déclaré Inigo Mendez de Vigo, porte-parole du gouvernement, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue du conseil des ministres, vendredi 6 octobre. Suivez l'évolution de la situation sur franceinfo. 

Quatre personnes poursuivies pour sédition. Il s'agit de Josep Lluis Trapero, chef des Mossos d'Esquadra, la police catalane, Teresa Laplana, une autre responsable de cette police, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, présidents de deux puissantes associations séparatistes, l'Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium. Ils ont comparu devant la justice espagnole pour "sédition" et sont sortis libres du tribunal. La justice reproche aux quatre inculpés de n'avoir pas évité, voire d'être directement responsables, des troubles ayant suivi l'arrestation des organisateurs présumés du référendum.

 Le préfet s'excuse pour les violences policières. Le principal représentant de l'Etat en Catalogne, le préfet Enric Millo, s'est excusé au nom des policiers, auprès des personnes blessées. "Je ne peux que le regretter, je présente mes excuses, au nom des agents qui sont intervenus", a-t-il déclaré à la télévision.

Madrid facilite les déménagements d'entreprises catalanes. Le gouvernement espagnol a annoncé avoir adopté un décret simplifiant la procédure de changement de siège social des entreprises, qui aura pour effet de faciliter la tâche aux firmes catalanes souhaitant quitter leur région en pleine crise.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #CATALOGNE

22h56 : Voici les trois contenus qu'il ne fallait pas rater sur notre site aujourd'hui :

Notre reportage à Barcelone, avec les opposants à l'indépendance.

Notre long format consacré aux rapatriés de Saint-Martin.

Notre entretien avec l'artiste Michael Murphy, auteur de l'œuvre Gun Country, sur les armes aux Etats-Unis.

21h15 : C'était attendu. Le Catalan Gérard Piqué, qui a pris position pour l'organisation du référendum interdit sur l'indépendance de la communauté autonome, est copieusement sifflé par les supporters espagnols à chaque fois qu'il touche le ballon. L'Espagne affronte en ce moment l'Albanie, pour les éliminatoires de la Coupe du monde.

18h56 : CaixaBank justifie la décision de transférer son siège hors de la région autonome "en raison de la situation politique et sociale actuelle dans la région". Le domicile social sera transféré de Barcelone à Valence (sud-est) afin d'assurer "la protection des clients, actionnaires et employés" et de sauvegarder sa "sécurité juridique et réglementaire", a précisé la banque.

18h45 : La troisième banque espagnole, CaixaBank, transfère son siège social hors de Catalogne.

17h19 : Le gouvernement catalan vient d'annoncer les résultats définitifs du référendum d'autodétermination, rapporte La Vanguardia (lien en espagnol). La participation totale au scrutin de dimanche s'élève à 43%. Le "oui" à l'indépendance de la Catalogne obtient 90,1% des voix, le "non" 7,8% des votes, selon La Vanguardia. Le gouvernement catalan recense 1,98% de votes blancs.

15h43 : Pour le Fonds monétaire international (FMI), "les tensions et l'incertitude" liées à la crise entre Madrid et les dirigeants indépendantistes catalans pourraient "peser sur la confiance et les décisions d'investissement" en Espagne.

15h48 : Bonjour @Nicolas, le gouvernement tente ainsi de résoudre la crise ouverte entre Madrid et Barcelone, après le référendum d'autodétermination catalan interdit par les autorités espagnoles. "Il serait bon de commencer à refermer la plaie en passant par le parlement de Catalogne (...) par le biais d'élections régionales", déclare aujourd'hui le porte-parole du gouvernement. Madrid prend donc effectivement le risque de voir plus d'indépendantistes siéger au parlement catalan. Ces derniers y disposent depuis 2015 d'une majorité absolue, avec 72 sièges sur 135.

15h34 : Pourquoi le gouvernement espagnol appelle les indépendantistes catalans à dissoudre leur parlement et à convoquer des élections dans la région ? Cela ne risque-t-il pas de renforcer la présence des indépendantistes au Parlement de Catalogne ?

15h22 : "Il serait bon de commencer à refermer la plaie en passant par le parlement de Catalogne (...) par le biais d'élections régionales", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres. Cet appel intervient cinq jours après le référendum d'autodétermination en Catalogne, interdit par Madrid.

15h14 : Le gouvernement espagnol appelle les indépendantistes catalans à dissoudre leur parlement et à convoquer des élections dans la région, afin de surmonter la crise entre Madrid et Barcelone.

13h44 : "Je ne peux faire que le regretter, je présente mes excuses, au nom des agents qui sont intervenus", a déclaré aujourd'hui à la télévision le préfet Enric Millo, principal représentant de l'Etat espagnol en Catalogne.

13h48 : Selon un dernier bilan rapporté par l'AFP, la riposte musclée de la police en marge du référendum d'autodétermination en Catalogne a fait au moins 92 blessés dimanche. Au total, 844 personnes ont sollicité une "assistance sanitaire" ce jour-là dans la région.

13h39 : Le préfet s'excuse au nom des policiers pour les personnes qui ont été blessées lors du référendum d'autodétermination de dimanche.

12h54 : La Cour constitutionnelle a suspendu hier la session du Parlement catalan prévue lundi, au cours de laquelle une déclaration unilatérale d'indépendance était envisagée. Carles Puigdemont devait s'y exprimer. Les parlementaires catalans se réuniront cependant bien lundi, malgré cet ordre de suspension. Suivez l'évolution de la situation sur place dans notre direct.

12h49 : Le président séparatiste de la région catalane, Carles Puigdemont, repousse à mardi son intervention devant le Parlement régional.

10h14 : Le parlement de Catalogne se réunira bien, lundi, malgré la suspension de la session ordonnée par la Cour constitutionnelle espagnole. Les parlementaires catalans décideront s'il convient de proclamer l'indépendance de la Catalogne, précise Raul Romeva, conseiller de la région en charge des Affaires étrangères, interrogé sur la BBC.

09h32 : "Il y a une aspiration qui quelque part, pour certains des Catalans indépendantistes, m'inquiète parce qu'on la retrouve ailleurs en Europe et c'est surtout une aspiration à une forme d'égoïsme régional."

Nathalie Loiseau, ministre chargées des Affaires européennes, réaffirme sur franceinfo que le référendum organisé en Catalogne est "illégal et anticonstitutionnel" : "C'est la position de la France".

06h59 : De nombreux Catalans restent attachés à l'Espagne. Mais le dire haut et fort peut parfois vous attirer des ennuis. J'ai rencontré ces habitants opposés à l'indépendance, qui tentent de mobiliser les foules avant une grande contre-manifestation, dimanche à Barcelone. Leur mot d'ordre ? "Retrouver la raison." Reportage.



RAPHAËL GODET / FRANCEINFO