Espagne : la droite triomphe aux régionales de Madrid, infligeant un revers à Pedro Sánchez

La victoire de la droite est une mauvaise nouvelle pour la gauche au pouvoir au niveau national, deux ans avant les prochaines élections législatives. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Isabel Díaz Ayuso, la présidente de la région de Madrid (Espagne) et candidate du Parti Populaire (PP) accompagnée du chef du PP Pablo Casado, le 4 mai 2021 à Madrid. (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

La droite espagnole et sa figure montante, Isabel Díaz Ayuso, ont triomphé mardi 4 mai aux élections régionales à Madrid. La victoire inflige un revers cinglant au Parti socialiste du Premier ministre Pedro Sánchez.

Après dépouillement de plus de 60 % des bulletins, Isabel Díaz Ayuso, la présidente sortante de la région et membre du Parti Populaire (PP), a doublé son score du dernier scrutin régional, datant de mai 2019, en remportant plus de 43 % des voix.

Le PP ne disposant pas de la majorité absolue, il sera contraint de nouer une alliance avec le parti d'extrême droite Vox qui soutenait déjà Mme Díaz Ayuso depuis deux ans. Avec 25 sièges 18 % des voix, le Parti socialiste de Pedro Sánchez, qui a tenté de mobiliser l'électorat de gauche en brandissant la menace de l'extrême droite, subit une déroute et perd douze députés régionaux. L'ensemble de la gauche totalise 59 sièges.

Répétition générale

A deux ans des prochaines élections législatives nationales, le PP a présenté cette élection comme une sorte de répétition générale. A la tête du gouvernement espagnol de 2011 à 2018, cette formation en a été chassée par une motion de censure déposée par Pedro Sánchez suite à un scandale de corruption.

Cette victoire à Madrid est avant tout celle d'Isabel Díaz Ayuso, 42 ans, qui avait fait de Pedro Sánchez son unique adversaire et avait pour slogan "Liberté". Malgré les pressions du gouvernement central, cette tenante d'une ligne très droitière et populiste a toujours refusé d'imposer des restrictions strictes contre la pandémie afin de protéger les entreprises, notamment les bars et les restaurants, qui sont restés ouverts.

Si la défaite de la gauche dans ce scrutin régional ne remet pas en cause son maintien au pouvoir, le Premier ministre, qui a été en première ligne durant la campagne, en sort fragilisé.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.