Jair Bolsonaro : une politique écologiste en question

Favori des élections présidentielles brésiliennes qui ont lieu dimanche 28 octobre, Jair Bolsonaro inquiète les associations environnementales. Sa politique écologique pourrait avoir des conséquences sur tous.

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FRANCEINFO

Le candidat favori à l’élection brésilienne, Jair Bolsonaro, était déjà connu pour ses prises de position controversées, qualifiées de racistes, homophobes voir misogynes. Mais ses déclarations récentes sur l’écologie en inquiètent plus d’un. En septembre, il avait même évoqué la possibilité de quitter l’accord de Paris sur le climat. "Dans la lutte internationale contre le changement climatique il y a trois types d’acteurs importants : les gros émetteurs de gaz à effet de serre, le Brésil en est un. Les gros producteurs d’énergie fossile. Le Brésil est un des plus gros producteurs de pétrole. Et puis les pays qui détiennent des stocks de biodiversité. Le Brésil détient près de 30 % des forêts tropicales dans le monde, ce qui permet d’absorber le dioxyde de carbone. Donc si le Brésil quitte l’accord de Paris, comme les États-Unis, ça mettra un point final aux efforts internationaux pour lutter contre le changement climatique", déplore Antoine Acker, historien à l’université de Zurich.

Déforestations en vue ?

Au Brésil, il faut normalement des licences environnementales pour lancer des activités de forage ou construire des barrages. Et les entreprises doivent parfois attendent plusieurs années pour les obtenir. Mais cela pourrait changer avec Jair Bolsonaro, avec de nombreuses déforestations en vue ? Le candidat voudrait aussi supprimer le ministère de l’Environnement et le rattacher à celui de l’Agriculture. Il serait dicté par les intérêts des grands producteurs. La question de la forêt amazonienne est notamment en jeu.

Le candidat à la présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro à Uberlandia, le 30 juillet 2018.
Le candidat à la présidentielle brésilienne Jair Bolsonaro à Uberlandia, le 30 juillet 2018. (SUAMY BEYDOUN / WWW.AGIF.COM.BR / AFP)