Fessenheim : la fermeture de la centrale nucléaire avant 2017 "reste l'objectif"

La ministre de l'Écologie Ségolène Royal a indiqué mardi que la centrale nucléaire de Fessenheim devrait fermer en 2018, et non en 2017, à la suite du retard de l'EPR de Flamanville. Mise au point de l'entourage de François Hollande en fin de journée : la fermeture d'ici à la fin du quinquennat "reste l'objectif".

(Mardi matin, la ministre avait lié la fermeture de la centrale nucléaire à l'ouverture celle de Flamanville prévue fin 2018 © Max PPP | Darek Szuster)
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La ministre de l'Ecologie a été floue mardi matin en laissant entendre un possible report de la fermeture de Fessenheim en 2018. Lors d'une visite à Strasbourg, Ségolène Royal avait annoncé que la centrale alsacienne fermerait dans deux ans et non l'année prochaine, comme cela était prévu, conséquence des retards des travaux de celle de Flamanville. Mais pour l'entourage de Hollande, fermer Fessenheim avant 2017, pierre angulaire des accords du candidat Hollande avec les verts, "reste l'objectif".

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La ministre aurait donc jeté un véritable pavé dans la marre en s'avançant sur le sort de la centrale. Et le mal est déjà fait : en quelques heures, la polémique a embrasé la planète écolo. Emmanuelle Cosse, la numéro 1 des verts, s'étonne d'une annonce hasardeuse tandis que, sur France Info, le député Denis Baupin exige une fermeture le 11 octobre.

"L'engagement de François Hollande doit être tenu" Denis Baupin, député EELV
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Le tollé a même traversé les frontières. Outre-Rhin, la ministre de l'environnement allemande a elle aussi fait part de sa déception.

Devant les nombreuses réactions, Ségolène Royal s'est fendue de deux tweets en fin de journée, mais il y a fort à croire que la polémique mettra du temps à retomber.