Sommet pour un nouveau pacte financier mondial pour le climat : "Je suis optimiste", réagit la directrice générale du FMI

Invitée de France Inter ce samedi, la présidente du Fonds monétaire international dresse un bilan positif de ce sommet international. L'objectif était de trouver des solutions pour réformer le système financier mondial pour aider les pays du Sud en première ligne face au déréglement climatique.
Article rédigé par France Info
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Kristalina Georgieva, directrice générale du  Fond monétaire international (FMI) au Sommet pour un nouveau pacte financier mondial pour le climat, à Paris le 23 juin 2023. (LEWIS JOLY / POOL / AP POOL)

"Je suis optimiste", réagit samedi 24 juin sur France Inter Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), après le Sommet pour un nouveau pacte financier mondial organisé jeudi 22 et vendredi 23 juin à Paris. Autour d'Emmanuel Macron, une quarantaine de chefs d'État et de gouvernement ont passé deux jours à discuter de finance internationale, de climat et de pauvreté.

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"Nous avons apporté de l'énergie dans cette salle et nous nous sommes concentrés sur des sujets vraiment importants", poursuit Kristalina Georgieva. La directrice générale du FMI pointe notamment "des progrès en matière de dette", avec l'achèvement des négociations sur la Zambie : une restructuration de la dette zambienne, plus de deux ans après le défaut de paiement du pays en 2020. "Cela nous donne un modèle", insiste Kristalina Georgieva.

"Selon nos analyses, il apparait clairement qu'il faut taxer la pollution. Si nous ne tarifons pas les émissions de carbone, nous n'arriverons pas à respecter les engagements de l'accord de Paris".

Kristalina Georgieva

France Inter

"Il faut commencer à rechercher de nouvelles sources de financement", reconnaît la directrice générale du FMI. Elle ne se dit donc pas opposée à l'idée d'Emmanuel Macron d'une taxation internationale mondiale sur les transports maritimes, les billets d'avion ou encore les transactions financières."Il y a des secteurs où il n'y a pas eu fiscalisation ni taxation pour l'instant. Il faut en parler", souligne-t-elle. 

 

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