Cet article date de plus d'un an.

Biodiversité : traquées par les touristes au Sri-Lanka, les baleines bleues prennent le large

Publié
Durée de la vidéo : 3 min
L’animal le plus grand du monde fascine petits et grands au point que de nombreux guides touristiques organisent des sorties en mer en baie de Mirissa au Sri-Lanka. Apeurés, les cétacés s’enfuient au large, ce qui inquiète les biologistes.
Biodiversité : traquées par les touristes au Sri-Lanka, les baleines bleues prennent le large L’animal le plus grand du monde fascine petits et grands au point que de nombreux guides touristiques organisent des sorties en mer en baie de Mirissa au Sri-Lanka. Apeurés, les cétacés s’enfuient au large, ce qui inquiète les biologistes. (France 2)
Article rédigé par France 2 - L.Berbey, G.Baslé, A.Forget
France Télévisions
France 2
L’animal le plus grand du monde fascine petits et grands au point que de nombreux guides touristiques organisent des sorties en mer en baie de Mirissa au Sri-Lanka. Apeurés, les cétacés s’enfuient au large, ce qui inquiète les biologistes.

C’est un spectacle rare. Les baleines bleues, plus grands animaux du monde sont difficile à observer, car elles ne sont plus que quelques milliers à peupler les océans, comme dans le sud du Sri-Lanka. Chaque jour, dans le port de Mirissa, des dizaines de touristes viennent tenter leur chance. Pendant six heures, les passagers scrutent l’océan cherchant un signe de vie à l’horizon. Quelques dauphins accompagnent le bateau quand, à une centaine de mètres de l’embarcation, une baleine apparaît : un rorqual de Bryde, plus petit et moins fascinant que la baleine bleue.

Les baleines en fuite au large

Depuis quelque temps au large du Sri Lanka, les baleines bleues se font de plus en plus rares. “Avant, on avait 90 % de chance de voir une baleine bleue toute l’année, mais là ça fait 22 jours qu’on n'en a pas vu”, confesse Ranil Kumara, responsable de Raja & The Whales. Si les baleines se font plus rares, c’est à cause de ces bateaux de touristes qui les poursuivent à vive allure pour les observer et qui sont jusqu’à plus de 70 par jour. Les cétacés fuient donc vers le large. Une fuite qui inquiète les biologistes, car elle peut les entraîner à heurter des cargos. Pour mieux contrôler la zone, les autorités veulent faire de la baie de Mirissa, un sanctuaire maritime.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.