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En Syrie, Kofi Annan réclame un arrêt des violences "sans pré-conditions"

La Syrie, qui avait accepté le plan de sortie de conflit proposé par Kofi Annan, réclame désormais des garanties de la part de l’opposition. Des garanties rejetées en bloc par l’opposition et une partie de la communauté internationale.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Pour le moment, Kofi Annan refuse de dire si le plan de
sortie de crise qu’il a proposé pour la Syrie est un échec ou pas. Ce plan,
accepté par le régime de Bachar al-Assad, prévoit que l’armée syrienne se
retire des villes au plus tard mardi à minuit pour permettre une fin des
combats jeudi matin. La violence doit cesser "sans pré-conditions" , a expliqué l’ancien secrétaire général de l’ONU.

Car après avoir accepté le texte, le régime syrien a finalement
posé de nouvelles exigences. Il a notamment réclamé que l’opposition s’engage
par écrit à arrêter toute forme de violences avant de retirer ses troupes. Des
conditions rejetées en bloc par le Conseil national de la résistance qui les a
jugées "inacceptables" et "irréalisables" .

D’autant que dans le même temps les troupes de Bachar
al-Assad soufflent le chaud et le froid. Selon Kofi Annan, l’armée se
retire comme prévues de certains secteurs mais elle en profite pour se déployer
parallèlement dans d’autres zones qui n’étaient jusqu’à présent pas concernées
par les opérations militaires.

Les tractations diplomatiques se poursuivent au sein de l’ONU
notamment. Pour les Etats-Unis, le conseil de sécurité de l’ONU doit agir vis-à
–vis de la Syrie si Kofi Annan concluait que le régime syrien ne respectait pas
ses engagements. La Russie, alliée de la Syrie, qui a déjà bloqué deux
résolutions du conseil de sécurité appelle l’ancien secrétaire général des
nations unies à intensifier la pression sur l’opposition syrienne. 

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