La Corée du Nord accepte les discussions proposées par la Corée du Sud le 9 janvier, une première depuis 2015

Ces discussions avaient été proposées mardi par Séoul. Elles devraient concerner la participation d'athlètes nord-coréens aux JO d'hiver en Corée du Sud, mais aussi les relations plus générales entre les deux pays.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un lors de son discours du nouvel an, sur une image publiée par l\'agence officielle nord-coréenne, le 5 janvier 2018.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un lors de son discours du nouvel an, sur une image publiée par l'agence officielle nord-coréenne, le 5 janvier 2018. (KCNA KCNA / REUTERS)

Pour la première fois depuis 2015, des discussions vont avoir lieu entre la Corée du Nord et la Corée du Sud le 9 janvier. Pyongyang a accepté, vendredi 5 janvier, l'offre adressée par son voisin trois jours plus tôt. "La Corée du Nord nous a faxé ce matin un message indiquant qu'elle acceptait la proposition faite par le Sud", a annoncé le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification. 

Ces pourparlers pourraient porter sur les Jeux olympiques d'hiver, qui s'ouvrent le 9 février à Pyeongchang, en Corée du Sud, et sur l'éventuelle participation de la Corée du Nord. Il devrait aussi être question de "l'amélioration des relations intercoréennes". La rencontre aura lieu à Panmunjom, un village frontalier des deux pays, où fut notamment signé le cessez-le-feu de la guerre de Corée (1950-1953).

Des exercices militaires explosifs reportés

Cette annonce est intervenue quelques heures après que la Corée du Sud et les Etats-Unis ont convenu de reporter leurs manœuvres militaires initialement prévues pendant les JO, des exercices qui, chaque année, contribuent à aggraver la situation sur la péninsule.

Ces deux dernières années, le climat s'était fortement dégradé dans la péninsule coréenne, Pyongyang ayant mené trois nouveaux essais nucléaires et de nombreux tirs de missiles, jusqu'à affirmer avoir atteint son objectif d'être en mesure d'atteindre l'ensemble du territoire américain avec l'arme nucléaire.

Une main tendue par Kim Jong-un

Mais lundi, lors de son discours du Nouvel An, Kim Jong-un n'avait pas seulement réitéré ses menaces : il avait aussi tendu la main à la Corée du Sud et évoqué la participation éventuelle d'athlètes nord-coréens aux JO. Séoul avait répondu, mardi, en proposant la tenue de discussions le 9 janvier. Mercredi, les deux voisins ont remis en service leur liaison téléphonique, coupée depuis 2016.

Les derniers pourparlers bilatéraux de décembre 2015 s'étaient soldés par un échec et avaient été suivis quelques semaines plus tard par un quatrième essai nucléaire nord-coréen. Depuis, la Corée du Sud a élu un président partisan du dialogue, Moon Jae-in.

"Les pourparlers sont une bonne chose", avait estimé de son côté Donald Trump sur Twitter, jeudi. Partisan de la manière forte contre la Corée du Nord, il a réitéré qu'il était "ferme, fort et prêt à employer toute notre puissance contre le Nord".

On ne sait pas encore qui seront les participants aux discussions du 9 janvier ni la taille des délégations des deux pays, des détails qui seront décidés dans des échanges de fax, indique le ministère sud-coréen de l'Unification. "Je crois que le Nord va également avoir des discussions la semaine prochaine avec le Comité international olympique", a également expliqué son porte-parole.