"L'Interview qui tue !" : la Corée du Nord se prépare à ouvrir le feu sur un lancer de ballons

Des militants sud-coréens prévoient de larguer 500 000 tracts et 10 000 DVD du film satirique "L'Interview qui tue !". Pyongyang évoque une "déclaration de guerre", dimanche 22 mars. 

Le leader nord-coréen Kim Jong-un inspecte une unité anti-aérienne dans cette image fournie par l\'agence officielle du pays, le 9 mars 2015.
Le leader nord-coréen Kim Jong-un inspecte une unité anti-aérienne dans cette image fournie par l'agence officielle du pays, le 9 mars 2015. (KCNA KCNA / REUTERS)

La Corée du nord est sur les dents. Des militants sud-coréens prévoient de larguer à travers la frontière 500 000 tracts et 10 000 DVD du film satirique L'Interview qui tue !, à l'aide de ballons. Pour rappel, cette comédie parodique raconte une tentative d'assassinat du leader nord-coréen Kim Jong-un par la CIA. En décembre, la sortie du film avait été annulée en salles, après une attaque informatique massive contre Sony et des menaces adressées contre les cinémas.

Ces lâchers de ballon sont "une déclaration de guerre"

L'Armée populaire a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne fera pas de quartier. "Toute la puissance de feu des unités de [l'armée nord-coréenne] placées sur la ligne de front sera engagée sans semonce (...) pour détruire les ballons." Ces lâchers seront considérés comme une "provocation politique" et "une déclaration de guerre de facto", a-t-elle ajouté dans un message cité par l'agence officielle KCNA.

Des militants sud-coréens s\'apprêtent à larguer des tracts en Corée du Nord à l\'aide de ballons, le 10 octobre 2014 à Paju (Corée du Sud).
Des militants sud-coréens s'apprêtent à larguer des tracts en Corée du Nord à l'aide de ballons, le 10 octobre 2014 à Paju (Corée du Sud). (JUNG YEON-JE / AFP)

Les militants anti-Pyongyang veulent célébrer le cinquième anniversaire du naufrage d'un navire de guerre sud-coréen, en 2010. Séoul accuse en effet son voisin du nord de l'avoir coulé et d'avoir tué 46 marins. En octobre 2014, déjà, un lâcher de ballons transportant des tracts hostiles a déclenché un échange de tirs nourris de mitrailleuse de part et d'autre de la frontière terrestre. A nouveau, l'armée du sud a fait savoir qu'elle était prête à répliquer, en cas de tir sur son territoire.