Corée du Nord : 160 musiciens sud-coréens pour deux concerts exceptionnels de K-pop à Pyongyang

Des musiciens de pop sud-coréenne donnent à partir de dimanche deux concerts exceptionnels dans la capitale, Pyongyang. Jugé trop vulgaire par les autorités, Psy, l’interprète de "Gangnam Style", ne fera, lui, pas partie du voyage.

Les membres du groupe de K-pop \"Red velvet\" posent dans le hall des départs de l’aéroport de Séoul le 31 mars 2018 avant leur départ pour Pyongyang.
Les membres du groupe de K-pop "Red velvet" posent dans le hall des départs de l’aéroport de Séoul le 31 mars 2018 avant leur départ pour Pyongyang. (JUNG YEON-JE / AFP)

Il s’agit du premier évènement significatif de ce type depuis 2005 : des musiciens de K-pop – la musique pop sud-coréenne – donnent à partir de dimanche 1er avril deux concerts exceptionnels dans la capitale, Pyongyang. 160 artistes sud-coréens au total y participent. Ces concerts ont lieu le 1er et le 3 avril, dans le Grand Théâtre de Pyongyang, et dans le Gymnase Ryugyong, d’une capacité respective de 1500 et de 12 000 places. Une initiative prise dans un contexte de détente initié par les deux Corées depuis début janvier.

"Bad boy" sera l'une des chansons interprêtées

C’est une musique qui ne retentit pas souvent dans les salles de spectacles nord-coréennes : Bad Boy, du groupe sud-coréen "Red Velvet", sera l’une des chansons interprétées ce dimanche à Pyongyang par cinq chanteuses, aux tenues souvent légères. "C’est très bien que Nord et Sud puissent enfin faire des échanges culturels, explique Oh Hyun-eui, 25 ans. Le jour où nous serons réunifiés, ce sera utile de mieux connaître la culture de l’autre. C’est vrai que les Nord-Coréens risquent d’être surpris par ces concerts !"

Psy, recalé par les autorités

Elle prédit que ceux qui connaissent déjà la K-pop aimeront beaucoup, mais aussi que pour ceux "qui se méfient de la culture sud-coréenne", cela pourrait créer des problèmes... "J’aime beaucoup cette initiative, poursuit Kim Dae-ho, 32 ans. Ces échanges culturels sont un point de départ, qui nous permettra de discuter ensuite de beaucoup d’autres sujets, dans les domaines économique et social."  Le chanteur Psy, interprète de l’inoubliable Gangnam Style, n’a, lui, pas été autorisé à rendre à Pyongyang : "trop vulgaire", ont tranché les autorités nord-coréennes.