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Jackie Chan attaque les démocrates de Hong Kong

Jackie Chan a fait des vagues dans les milieux démocrates hong-kongais. En effet, le roi du kung fu, lui-même né dans l’ancienne colonie britannique en 1954, s'est positionné en faveur d’une restriction du droit de manifester dans l'île.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
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La star du kung fu, Jackie Chan (à droite), et son double de cire, le 19 décembre 2012, à Shanghai, en Chine. (Hu wencheng / Imaginechina)
«Hong Kong est devenue une ville de manifestations. Le monde entier avait l'habitude de dire que c'était la Corée du Sud. Maintenant, c'est Hong Kong», a lancé Jackie Chan le 11 décembre 2012 dans le Southern People Weekly, un magazine cantonais, avant d’ajouter : «Les gens protestent contre les dirigeants chinois, ou contre des tas d'autres choses, ils manifestent contre tout. Les autorités devraient préciser les sujets à propos desquels on a le droit ou pas de manifester.»
 
Petites phrases, reprises par le journal anglophone de Hong Kong, le South China Morning Post, et grands remous parmi les démocrates de l'île, réintégrée à l’empire du Milieu en 1997, après 150 ans de présence britannique.
 
Ainsi, le député Cyd Ho n’a pas manqué de souligner que l’icône culturelle, plus de cent films au compteur, avait pu construire sa carrière, devenir riche et célèbre «justement parce que Hong Kong est une ville libre qui lui a donné l'opportunité de gravir l'échelle sociale. Ces opportunités devraient bénéficier à tous.»
 
 
Toute atteinte à la liberté d'expression suscite de vives réactions à Hong Kong, qui possède un statut d'autonomie garantissant l'exercice de droits démocratiques contrairement à ce qui existe en Chine communiste.

Mais Jackie Chan est coutumier du fait : déjà en 2009, il avait lancé que trop de libertés politiques pouvaient mener au chaos «comme à Taïwan». L’acteur, starifié en Orient et en Occident – il possède une étoile sur Hollywood Walk of Fame, à Los Angeles, aux Etats-Unis –, a été marié à une Taïwanaise.
 
De son vrai nom, Chan Kwong-sang (qui veut dire «Né à Hong-Kong») n’en reste pas moins très chinois. Les dix années passées (1961-1971) à la China Drama Academy, une école de théâtre d’où il sorti avec une solide formation à l’acrobatie et aux arts martiaux, y sont peut-être pour quelque chose.
 
Quelques jours avant sa saillie sur Hong-Kong, Jackie Chan avait démenti vouloir arrêter le cinéma, annonçant à Moscou, qu’à 58 ans, il n’allait pas encore prendre sa retraite. Parmi ses projets, figure une école de cinéma en Chine pour former des acteurs de films d'action. Avait-il alors besoin d'assurer ses arrières auprès des autorités chinoises ?

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