Rupture d'un barrage au Brésil : cinq ingénieurs arrêtés

Deux d'entre eux travaillent pour l'entreprise allemande TÜV SÜD, qui avait délivré en septembre un certificat de stabilité du barrage.

Vue aérienne, le 27 janvier 2019, d\'un pont ferroviaire détruit par une coulée de boue provoquée par l\'effondrement d\'un barrage minier à Brumadinho (Etat du Minas Gerais, Brésil).
Vue aérienne, le 27 janvier 2019, d'un pont ferroviaire détruit par une coulée de boue provoquée par l'effondrement d'un barrage minier à Brumadinho (Etat du Minas Gerais, Brésil). (MAURO PIMENTEL / AFP)

Cinq ingénieurs ont été placés en détention préventive, mardi 29 janvier, au Brésil, dans le cadre de l'enquête sur la rupture du barrage de Brumadinho, qui a fait au moins 65 morts et 279 disparus dans l'Etat du Minas Gerais. La justice a indiqué avoir lancé une opération pour "évaluer la responsabilité pénale de l'entreprise Vale" dans cette catastrophe.

Le parquet a précisé que trois des ingénieurs arrêtés étaient des employés du géant minier brésilien Vale "directement impliqués" dans le processus d'octroi des "licences". Ces dernières permettaient à la mine où a eu lieu le drame d'opérer. Les deux autres ingénieurs travaillent pour l'entreprise allemande TÜV SÜD, qui avait délivré, en septembre, un certificat de stabilité du barrage. Samedi, cette société a pourtant assuré qu'"aucun défaut n'a été constaté" lors de l'inspection.