Présidentielle au Brésil : les favelas boudent la gauche

Quelque 147 millions d'électeurs sont appelés aux urnes au Brésil dimanche 28 octobre, au terme de trois semaines d'une campagne sous haute tension. La première puissance d'Amérique latine pourrait bien basculer sous un régime d'extrême droite, jusque dans les favelas, qui avaient jusqu'alors toujours voté à gauche.

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FRANCE 2

C'est l'opération de la dernière chance : convaincre même les plus sceptiques de voter à gauche, pour Fernando Haddad. Mais dans cette favela de Rio, pourtant un bastion de gauche, ça passe mal. Dans ce quartier, Jair Bolsonaro, militaire d'extrême droite, est contre toute attente arrivé en tête au premier tour. Alors, ces militants de gauche n'ont plus qu'un argument, préserver la démocratie, en espérant provoquer un déclic chez les électeurs.

La gauche discréditée par les scandales de corruption

Jusqu'au dernier moment, Fernando Haddad, le successeur de Lula, a jeté toutes ses forces dans la bataille, dénonçant meeting après meeting le danger qui guette le Brésil. À en croire les derniers sondages, une victoire de la gauche brésilienne paraît désormais improbable. Après quatorze années passées au pouvoir, discréditée par des scandales de corruption, cette gauche peine à convaincre les classes populaires qui veulent du changement, incarné pour beaucoup désormais par Jair Bolsonaro, le favori d'extrême droite.

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Des habitants de la favela de Rocinha à Rio de Janeiro ont manifesté dimanche en faveur de Dilma Rousseff (FABIO TEIXEIRA / EFE)