Bangladesh : une ONG demande une enquête de l'ONU sur des "disparitions forcées" d'opposants politiques

Human Rights Watch affirme dans un rapport avoir identifié 86 disparitions de militants politiques, hommes d'affaires et membres de l'aile étudiante du Parti nationaliste du Bangladesh.

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Une femme tient une photo de son mari, membre du Parti nationaliste du Bangladesh, disparu en 2013, le 14 août 2021, à Dacca. (MUNIR UZ ZAMAN / AFP)

Human Rights Watch a appelé lundi 16 août les Nations unies à ouvrir une enquête sur ce qu'il décrit comme des "disparitions forcées" de militants de l'opposition au Bangladesh, survenues au cours de la dernière décennie.

Le groupe de défense des droits humains affirme dans un rapport avoir identifié 86 personnes, des militants politiques, hommes d'affaires et membres de l'aile étudiante du Parti nationaliste du Bangladesh, un mouvement d'opposition. "Il est devenu assez clair que les autorités du Bangladesh sont prêtes à se détourner et même à garantir l'impunité de ce genre d'abus", a déclaré Meenakshi Ganguly, spécialiste de l'Asie du Sud pour Human Rights Watch.

"Un terrible climat de peur"

Selon l'organisation, qui a créé une page internet dédiée aux 86 opposants, quelque 600 personnes ont été arrêtées sur la même période. Les prisonniers libérés depuis ont trop peur pour s'exprimer, affirment d'autres organisations de défense des droits humains. "Ces disparitions forcées ont créé un terrible climat de peur", a souligné Nur Khan Liton, ancien directeur d'une association locale de défense des droits.

Dans son rapport, HRW estime que ces disparitions portent "le sceau" du gouvernement de la Première ministre, Sheikh Hasina, et appelle les Nations unies, les États-Unis et les pays de l'Union européenne à imposer des "sanctions ciblées" contre sa police d'élite.

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