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Attaque de Tunis : 19 morts dont deux Français, ce que l'on sait

L'attaque du musée du Bardo à Tunis mercredi a fait 19 morts dont 17 touristes. L'Elysée a annoncé mercredi soir la mort de deux Français, sept autres sont blessés. L'attaque n'a pas été revendiquée.
Article rédigé par France Info
Radio France
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  (Le bus où se trouvaient des touristes à Tunis © REUTERS/Zoubeir Souissi)

Des coups de feu ont été tirés à la mi-journée mercredi à Tunis, dans le secteur du Parlement qui abrite l'Assemblée et le musée du Bardo. Deux ou trois assaillants, selon les sources, ont mené l'attaque suivie d'une prise d'otages. Deux assaillants ont été abattus par la police au cours de l'assaut donné vers 15h30. Selon un bilan provisoire établi par les autorités tunisiennes, 19 personnes de plusieurs nationalités ont été tuées. Parmi eux deux Français, a confirmé mercredi soir l'Elysée.

Deux touristes français tués

Le bilan de l'attaque donné par les autorités tunisiennes a évolué au fil des heures dans la plus grande confusion. A 22h, le Premier ministre faisait état de 19 morts dont 17 touristes étrangers. Les deux victimes tunisiennes sont un policier et un civil.

Deux touristes français figurent parmi les victimes, a confirmé mercredi soir l'Elysée. Sept Français sont également blessés, dont un gravement. Les autres touristes tués sont italiens, espagnols, colombiens, japonais, polonais et australien.

Le Quai d'Orsay a ouvert une cellule de crise pour répondre à l'inquiétude des proches.

Trois heures d'angoisse

L'offensive terroriste menée à Tunis par au moins trois hommes aura duré trois heures, pendant lesquelles peu d'informations ont filtré. Il semble que les assaillants, armés de kalachnikov, aient ciblé le musée du Bardo dans la capitale tunisienne, en visant d'abord un bus de touristes. Des passagers se seraient vite réfugiés dans le musée proche du Parlement. Cette situation géographique explique pourquoi les députés présents au moment des coups de feu ont vite été évacués. Une prise d'otages dans le musée du Bardo a suivi les premiers tirs, tandis que des visiteurs étaient évacués.

La police tunisienne a mis fin à la prise d'otages vers 15h30. Les motivations des assaillants qui ont ciblé le tourisme, pilier économique du pays, restaient inconnues mercredi en soirée

La loi antiterroriste à l'étude

Les premiers tirs ont été entendus un peu avant 12h30 et c'est une députée tunisienne, Monia Brahim, présente au Parlement qui apporte un premier témoignage. Une autre députée, Sayda Ounissi, relate aussi la situation alors très confuse sur Twitter.  

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Camille Lafrance (RFI) en direct sur France Info témoigne d'un quartier bouclé par les forces de police avec la présence de nombreuses ambulances. Des députés continuent à sortir du Parlement. Il semble bien, explique-t-elle, que c'est le musée du Bardo qui était visé. 

François Hollande s'est entretenu par téléphone avec son homologue tunisien, pour exprimer "la solidarité de la France avec la Tunisie", selon l'Elysée. En fin de journée mercredi, Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête. 

 

  (Le quartier du Parlement à Tunis a été investi par la police et les secours dès les premiers coups de feu © maxPPP)
 

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