Polynésie française : quand la carte postale est gâchée par les décharges sauvages

Le tri sélectif est loin d’être la norme en Polynésie française. Les îles paradisiaques font désormais face au problème de la gestion des déchets.

FRANCE 2

La Polynésie française compte une centaine d’îles, dont 80 habitées qui font face au problème de la gestion des déchets. Les décharges sauvages se multiplient et font tache. Que faire des détritus collectés sur une île microscopique ?

Sur l'atoll Fakarava, près de l’océan, se trouve une décharge sauvage à ciel ouvert. Un trou que l’on remplit de déchets sans rien pour imperméabiliser le sol. Les infiltrations dans la nappe phréatique inquiètent l’adjointe au maire, car ici, chaque habitant utilise l’eau du sous-sol pour se laver.  

La législation n’impose pas le tri

Mais il y a aussi la pollution de l’air, car les déchets sont brûlés, avec leur lot d’émanations toxiques. Et le cas de Fakarava n’est pas isolé. Dans la plupart des îles de la Polynésie française, on procède de la même façon.

Diminuer la masse des déchets, notamment grâce au tri sélectif pourrait être la solution. Problème : dans un territoire grand comme l’Europe, plus on est éloigné de Tahiti, où sont recyclés les déchets, et plus le rapatriement des ordures coûte cher. Le tri sélectif est en outre un acte totalement volontaire : la législation n’impose pas le tri et il n’y a pas d’éco-organisme ni d’aides financières.

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