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Pakistan : accusé de tentative de meurtre, un bébé de 9 mois est mis hors de cause

Il avait été arrêté, début février, avec d'autres membres de sa famille. Ils étaient accusés d'avoir lancé des pierres lors d'une confrontation avec des représentants d'une compagnie du gaz.

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Mohammad Musa, le bébé de neuf mois qui était accusé de tentative de meurtre, à Lahore (Pakistan), le 12 avril 2014. (ARIF ALI / AFP)

Cette affaire largement médiatisée a couvert de ridicule le système judiciaire du Pakistan. Un tribunal pakistanais a abandonné, samedi 12 avril, les accusations de tentative de meurtre portées par un policier à l'encontre d'un bébé de neuf mois. Ce dernier, Mohammad Musa, avait été arrêté début février avec d'autres membres de sa famille. Ils étaient accusés d'avoir lancé des pierres lors d'une confrontation avec des représentants d'une compagnie du gaz alors qu'ils menaient une opération pour traquer des personnes piratant des compteurs dans les faubourgs de Lahore.

Dans son rapport, le policier présent sur les lieux avait qualifié ces gestes de tentative de meurtre. Cela avait entraîné la comparution d'une trentaine de personnes, dont le bébé qui pleurait sur l'épaule de son grand-père.

Des accusations en contradiction avec la loi pakistanaise

Le tribunal a par ailleurs ouvert une information judiciaire pour savoir comment la police a pu porter de telles accusations à l'encontre d'un bébé. Sans compter que les accusations portées contre l'enfant étaient en totale contradiction avec la loi pakistanaise. Elle stipule que l'âge minimum de la responsabilité criminelle a été porté de sept à douze ans en 2013, sauf dans les cas de terrorisme.

Mais le grand-père et quatre autres personnes, dont son fils, restent poursuivis dans cette affaire. Il a accusé la police d'avoir fabriqué les charges parce qu'elle était de connivence avec une famille rivale qui souhaitait les voir expulser de leur terrain et avait obtenu une instruction pour que le gaz leur soit coupé. Selon un militant de défense des droits de l'homme, Tariq Farooq, la police "implique souvent les pauvres dans de fausses affaires puis les exploite".

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