Soudan : Joe Biden ordonne l'évacuation du personnel de l'ambassade américaine à Khartoum

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a précisé que cette évacuation avait été décidée en raison du "risque inacceptable" posé au personnel de l'ambassade.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis), le 21 avril 2023. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Les Etats-Unis ont évacué le personnel diplomatique de leur ambassade à Khartoum, samedi 22 avril, après une semaine de violents combats dans la capitale du Soudan. "Aujourd'hui, sur mes ordres, l'armée américaine a mené une opération d'extraction du personnel gouvernemental américain", a déclaré le président Joe Biden, dans un communiqué publié dans la soirée. Il a, par ailleurs, appelé à un "cessez-le-feu immédiat et sans conditions" pour mettre fin à ces violences "insensées".

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a précisé que cette évacuation avait été décidée en raison du "risque inacceptable" posé au personnel de l'ambassade. L'opération a fait intervenir trois hélicoptères CH-47 Chinook et permis l'exfiltration d'un "peu moins d'une centaine" de personnes, dont plusieurs diplomates étrangers, a détaillé un haut responsable du département d'Etat. "Nous avons pu entrer et sortir sans incident", a ajouté un responsable du Pentagone.

Les ressortissants américains encore sur place

Cette évacuation ne concernait pas les ressortissants américains se trouvant au Soudan, qui seraient plusieurs centaines. Au vu des conditions de sécurité, "nous ne prévoyons pas de coordonner au niveau du gouvernement une évacuation des concitoyens restants pour le moment", a déclaré un responsable du département d'Etat. Il a néanmoins affirmé que les autorités américaines multipliaient les contacts avec leurs ressortissants, les incitant à se mettre en sécurité.

De violents combats opposent l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), à Khartoum, depuis le 15 avril. Les affrontements ont déjà fait plus de 420 morts et 3 700 blessés, selon un bilan provisoire de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les deux camps se livrant aussi à une bataille de communication, il est impossible de savoir qui contrôle les aéroports du pays et dans quel état ils se trouvent, après avoir été le théâtre de violents combats depuis le premier jour du conflit.

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